Ghostlight, présenté à Sundance en 2024, est du pur cinéma indépendant américain, parfaitement dosé, qui mêle drame familial, adolescence et reconstruction par l’art. Le film touche des cordes sensibles insoupçonnées, se révélant petit à petit comme un coup de cœur collectif.
Dan, le père, va participer malgré lui à des répétitions de théâtre d’une petite troupe communautaire qui essaie de mettre en scène Roméo et Juliette. J’avais très peur qu’on tombe dans le connu, le classique, car la pièce de Shakespeare est tellement connue et a été adaptée de mille et une façons, que ça me semblait très difficile d’y apporter un regard neuf.
L’écriture est sublime, les pièces du récit s’emboîtent parfaitement, la pièce de théâtre se mêle subtilement avec le drame familial - que je vous laisse découvrir, car il est très bien préservé et révélé à juste dose.
J’ai été beaucoup touchée par la reconstruction par l’art que vit non seulement Dan, le père, mais aussi toute sa famille avec lui.
Pour finir, je veux mentionner que les acteurs et actrices sont formidables. S’ils viennent presque tous du théâtre, ils sont exceptionnels à l’écran.
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