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Western martien
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le 4 oct. 2018
Je ne prétend pas faire de Ghosts of Mars le chef-d'œuvre de Carpenter. Je trouve néanmoins les notes de ce site un peu dures : alors oui, je sais, il y a plein de problèmes. Citons donc : en premier la bande-son. Le visuel metalleux ne suffisait pas, il fallait du gros riff bien lourd pour aller avec. L'humour naze qu'on a deux fois principalement : la scène de l'ouverture de la boîte de conserve, et la fois où les malfrats se font emprisonnés comme lors d'un jeu de cour de récréation. Bon, d'accord. Et puis la scène finale, un truc aussi racoleur, c'est cool, c'est badass, mais à ce point idiot, ça devrait être interdit! On soulignera aussi l'aléatoire, genre pour sortir il faut mettre un respirateur (juste des lunettes?), et puis finalement on peut se retrouver en petit pull moulant dehors, ça va quand même, hein?
Mais quand même, on ne va pas nier non plus qualités du film. Ghost of mars est un film où l'on retrouve les obsessions de Carpenter : d'Assaut on retrouve le huis clôt où un duo truand/flic associé pour la circonstance est assailli par des forces que l'on peut métaphoriquement associer au mal ; de The thing on retrouve l'idée de possession par des entités extra-terrestres, que l'on a exhumées alors qu'elles reposaient en un lieu celé ; possession que l'on retrouve aussi dans Prince des ténèbres. A cela s'ajoute un scénario qui peut faire penser, en terme de possession et de déroulement de l'intrigue, à La planète des vampires de Bava, qui fut comme Carpenter un artisan du bis artisanal et passionné.
Carpenter maîtrise son ambiance : si les couleurs ne vendent pas du rêve, c'est un peu fait exprès, cela participe du sentiment de claustration. Si le film s'éparpille parfois, sa structure en flashbacks me paraît quant à elle particulièrement bien maîtrisée, et il y a un vrai sens du rythme. L'action est solide, et le développement de personnages n'est quand même généralement pas mauvais. On l'a remarqué avec The Thing, mais il suffit parfois à Carpenter d'un accessoire pour camper un personnage. Ici le pull bleu allié à une réminiscence de vague, et une phrase prononcée par Ice Cube plus tard, cela suffit à déterminer le personnage principal.
Alors il ne faut pas prendre Ghosts of Mars pour ce qu'il n'est pas : un grand film. Mais comme divertissement d'action, il serait dommage de le bouder.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films de 2001, 2025 en films et Les films qui sont des plaisirs coupables
Créée
le 24 juin 2025
Modifiée
il y a 2 jours
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