Les Gremlins avaient lancé le concept de comédie horrifique familiale, et du coup des productions opportunistes tentèrent d'exploiter le filon. Il y eu d'abord les Critters, heureusement sauvés par un second opus jouissif et l'ingéniosité des frères Chiodo qui réussirent à bricoler avec des budgets anorexiques, et puis il y eu enfin ce Ghoulies, qui touche malheureusement le fond du trou (comme l'illustre son affiche).
Pour faire simple, les créatures que l'on attendait avec impatience de voir nous faire rire, seau à pop-corn dans une main et canette de coca dans l'autre, sont les grands absents de ce long-métrage. En réalité tout tourne autour d'un descendant de manitou fou qui décide de continuer l'entreprise de son ancêtre, visant à avoir le pouvoir ultime, et fera apparaître les Ghoulies, qui resteront aussi inanimées que des poupées décoratives. Il faudra finalement attendre le dernier quart d'heure pour qu'elles se réveillent et tentent de rattraper leur fainéantise, mais le budget étant trop maigre, ça tourne très vite au Muppets Show, en pire.
Bref, Ghoulies est une tentative très foireuse d'appâter le spectateur avec des créatures simili-Gremlins. L'histoire elle-même serait intéressante, ça passerait mieux, mais en fait c'est nase et passablement chiant.
Les effets-spéciaux sont du même niveau, servant au mieux des yeux lumineux, et au pire des créatures recouvertes de slime pour leur donner un semblant de vie.
Le succès aura néanmoins été là (1 million de dollars de budget pour 35 millions de dollars de bénéfices), et le film connu trois suites, qui s'améliorèrent peu à peu, ce qui sera la seule bonne chose que l'on pourra accorder à cet opus, avoir créé une saga partant d'un niveau tellement bas qu'elle laissait virtuellement toutes les possibilités aux suivantes.
Pour conclure, les accrocs aux créatures vicieuses et marrantes n'auront pas ce qu'ils recherchent, et avant la dernière partie se demanderont s'ils ne se sont pas plantés de DVD. Les autres se feront encore plus chier, tant l'ensemble est mollasson et dénué d'intérêt.
Mention spéciale pour Scott Thomson, qui nous sert une scène de breakdance réellement immonde mais illustrant parfaitement le foutoire inhérent à cette production.