À l'origine prévu pour être réalisé par le pape du genre Charles Band, qui ne restera ici que producteur, ce mélange de fantastique, d'horreur soft et de teen movie avait toutes les cartes en main pour être une énième comédie horrifique culte des 80's. Malheureusement, le résultat final desserve un tout autre constat : en dépit de son statut de film connu des cinéphiles du genre, Ghoulies premier du nom est une amère déception, un film raté, un navet qui se voulait être un nanar, une purge pour les non-initiés...
Car autant le concept de base était sympathique (bien que peu original) et les effets spéciaux plutôt réussis pour l'époque, autant le scénario est finalement ridicule, très éloigné de ce qu'on pensait espérait être : un film de craignos monsters barré et jouissif. Ainsi, malgré son titre racoleur et ses affiches mensongères, Ghoulies ne met absolument pas en avant les fameuses créatures diaboliques, ces dernières n'étant qu'au deuxième voire au troisième plan de l'histoire.
Le scénario s'intéresse plus à l'envoutement progressif d'un adolescent qui va peu à peu sombrer comme son père jadis dans une attitude maléfique, accentuant des rituels sataniques douteux. Entre temps, on aura droit à une série de scénettes aussi insipides qu'inutiles confectionnées avec platitude par des dialogues sans intérêt, des échanges amoureux plus ringards que ceux des "Feux de l'Amour" et une poignée de pseudo-gags qui font plonger le film dans un ridicule irrécupérable. Au final, perdu entre une idée intéressante (les Ghoulies du titre) et un scénario inégal comblé par des passages de teen movie foireux, Ghoulies est une fiente sèche qu'on ne prend pas plaisir à regarder.