Après un premier film trompeur et un deuxième déjà plus fendard, revoici les bébêtes imaginées par Charles Band de retour pour nous jouer un mauvais tour. Confié au confirmé John Carl Buechler (Troll, Vendredi 13 Chapitre 7), ce troisième opus va encore une fois changer de direction pour nous offrir au final une franche partie de rigolade, soit ce qu'aurait du être la franchise dès le départ.
Alliant désormais clairement teen movie et film d'horreur fantastique, Ghoulies III nous entraîne dans un campus universitaire où deux fraternités rivales vont s'adonner aux plus sales coups pendant que nos démons préférés, cette fois-ci invoqués via une bande dessinée, vont débarquer et semer une belle pagaille... Influencée par le style déjanté de Sam Raimi, la mise en scène se veut elle aussi survoltée et sans temps mort.
Nouveauté : les Ghoulies parlent, et c'est pas pour déblatérer sur la différence entre le spinozisme et l'averroïsme... Continuant sur leur lancée après leurs frasques du précédent film, les créatures, désormais au nombre de trois et encore une fois bien différenciées. Dans ce troisième épisode, les Ghoulies sont donc beaucoup plus délirants, leur humour noir seyant parfaitement à l'univers teen movie, notamment lorsqu'ils saccagent l'appartement tout en dévalisant le frigo d'innombrables bières, un passage indéniablement fendard.
Cartoon-live déjanté, Ghoulies III délaisse complètement le côté horrifique des premiers films pour délivrer un teen movie fantastique totalement réjouissant, lesdites créatures s'en donnant à cœur joie pour foutre le boxon auprès de deux fraternités rivales en pleine guerre des farces. Ainsi, on rit énormément dans ce nanar jubilatoire où adolescents lubriques et playmates des 80's sont victimes de blagues salaces confectionnées par nos bébêtes baveuses toutes aussi obsédées que leurs comparses humains. Une perle du genre à consommer sans modération.