Et les enfers, Ridley Scott les déchaine dès la première scène et tout au long des nombreux combats qui jalonnent le film : ça sent le bonhomme en sueur, ça gicle, ça saigne, ça découpe, ça embroche, ça défonce, ça bombarde, ça galope....
Péplum modernisé, violent et sur-vitaminé, il n'en oublie pas pour autant d'évoquer la Rome antique de façon tout à fait plausible.
Les décors chatoyants, quoiqu'un chouia trop numérisés, regorgent de tout un tas de petits détails et sont habités par des acteurs de grand talents, charismatiques et pleinement crédibles au coeur de cette antique tragédie.
Seulement voilà, tel un Hannibal traversant les Alpes à dos d'éléphants, Sir Ridley utilise également la cavalerie lourde pour faire passer ses messages. Loin de la mièvre moraline d'un "Heaven of kingdom", il nous faut tout de même supporter son discours pesant et pontifiant sur la république, associée, volontairement ou pas, à la démocratie. Dans un cas, il nous prend pour des idiots, dans le second pour aussi subtil que lui.
Cette absence de finesse, ternit considérablement l'impression laissée par ce qui aurait pu être un sommet.
A mon grand regret...