Le meilleur film, c'est celui qui vous embarque dans son univers. Cette phrase est de Ridley Scott. Avec la suite de Gladiator le voyage n'a aucune chance de se faire. Ce film est sans doute le plus mauvais jamais réalisé par le réalisateur. Car enfin ce qui fait la grandeur d'un Blockbuster c'est la notion spirituelle et philosophique qu'il transporte avec lui. Ici le vide remplace la mise en scène ou le réalisateur avait naguère brillé. L'imperial Denzel Washington ne peut rien face aux babouins et requins numériques des arènes du Colisée, la jupette de Paul Mescal en Lucius Verus et les deux empereurs burlesques et grotesques de cette série Z. 24 ans après le lyrisme du premier Gladiator, Ridley Scott a décidé de continuer à tourner et a faire des films très cher. 300 millions de dollars c'est le budget son Peplum Hollywoodien démesuré et inutile bourré d'effets speciaux. A 87 ans il est capable du pire et cela dure depuis presque vingt ans. Mis à part Le dernier duel et une pub pour Hennessy et un très bon vin, le réalisateur britannique n'a rien fait de bon. Il passe son temps à détruire ses chefs-d’œuvre. Alien et Blade Runner par exemple et maintenant Gladiator. Mais le réalisateur possède comme Stanley Kubrick sa part d'ombre... Comme dans les imprécations de Camille dans Horace de Corneille ont pourra se demander pourquoi de ses propres mains Ridley Scott déchire les entrailles de ses Blockbuster ! Pourquoi le réalisateur nous emmène-t-il voir Maximus à son dernier soupir et pourquoi verse-t-il dans ce second opus ce déluge de feux et de violence ! Le réalisateur ne s'en rend pas compte mais il est entrain de faire tomber ses lauriers en poudre... Ridley Scott en digne heritier de Kubrick fut souvent sur les mêmes trajectoires. Barry Lindon/Duelliste, 2001 odyssée de l'espace/Alien, Spartacus/Gladiator, Full Metal Jacket/La chute du faucon noir, Napoléon le film invisible/Napoléon... Aujourd'hui il ne fabrique que de mauvais souvenir et vous ne passerez pas un bon moment. Ça tourne mal...