Avec Gladiator II, Ridley Scott retourne dans l’arène et donne une suite à son immense fresque qui avait révélé Russell Crowe. Difficile pourtant de ne pas ressentir une impression de déjà-vu : le film reprend presque la même structure, cette fois centrée sur le fils de Maximus, ce qui enlève une partie de la surprise et de l’émotion.
Là où le film fonctionne, c’est dans son souffle épique. Les scènes de combat sont solides, bien chorégraphiées, et Ridley Scott soigne toujours autant la mise en scène. L’ajout d’animaux dans les arènes — requins, singes, rhinocéros — apporte un vrai spectacle et renouvelle un peu les affrontements, en leur donnant un côté plus brutal et imprévisible.
Mais sans Denzel Washington, le film manquerait clairement de relief. Son charisme et sa présence magnétique rehaussent plusieurs scènes et apportent une intensité qui fait parfois défaut au reste du casting et à l’intrigue.
Forcément, la comparaison avec le premier Gladiator est cruelle, et cette suite ne retrouve ni sa puissance émotionnelle ni son impact. Malgré tout, le film reste un divertissement efficace, porté par de belles images et des combats spectaculaires. Un spectacle solide, mais qui peine à sortir de l’ombre de son aîné.