En 1996, à Turin, deux convoyeurs de fonds et un troisième larron cambriolent leur propre fourgon. Inspiré d'un véritable fait divers, le deuxième long-métrage de Vincenzo Alfieri fait beaucoup d'efforts pour raconter cette singulière affaire, réalisé par des amateurs. En d'autres temps, le film aurait été une comédie italienne façon Le pigeon, avec beaucoup d'humour pour pimenter la sauce. Ce braquage à l'italienne a le tort de se prendre très au sérieux ne serait-ce que par sa construction sophistiquée en trois chapitres qui correspondent, peu à prou, à la vision de chacun des trois malfrats avec certaines scènes qui se renouvellent, prises sous un angle différent. Un procédé désormais fréquent qui apporte un petit plus à un film qui pour être raisonnablement divertissant n'est guère davantage qu'une série B améliorée, correctement mise en scène et interprétée.