Le film se veut catastrophiste sur les dangers de pollution, à tel point que les immondices déversées par l'homme dans la mer vont créer un nouveau monstre, nommé Hedorah, qui va peu à peu grandir en avalant la pollution marine et atmosphérique. Il s'en prend aux hommes en crachant du gaz mortel, et qui de mieux que Godzilla pour leur venir à la rescousse ?
Changement de réalisateur avec Yoshimitsu Banno pour un épisode ma foi plutôt correct, qui semble ouvertement se fiche de la présence d'humains, qui servent plus ou moins de chair à canon pour Hedorah, pour proposer un Godzilla plutôt gentil, aux accents presque westerniens dans ses derniers plans. D'ailleurs, les combats entre les deux monstres prennent une bonne moitié de l'histoire, et il faut dire que Hedorah, qui est départ tout petit, une sorte de flaque de pétrole avec deux yeux rouges, va prendre peu à peu forme pour devenir un monstre tout à fait crédible, et balancer des sortes de glaviots polluants à notre pote Godzi.
A cette date, la saga a plus de 15 ans d'activité, et on voit bien les progrès en termes de costumes et d'effets spéciaux, lesquels sont vraiment réussis, même si on peut regretter ça et là une chanson contre la pollution. Car au fond, Godzilla contre Hedorah rejoint dans une veine plus contemporaine les thématiques du film de 1954, la pollution replaçant le nucléaire.