3
le 15 oct. 2012
SuivreMafia blues
D'où vient ce profond ennui généré par le film, cette persistante évidence que rien ne se passe, que rien ne fonctionne, que rien n’émeut ? Pourquoi est-il si difficile de se passionner pour cette...
En tissant plusieurs récits, Matteo Garrone compose une fresque d’un réalisme foudroyant qui refuse tout commentaire explicite, préférant laisser les faits parler d’eux-mêmes. Par une approche documentaire (acteurs non professionnels, caméra à l’épaule, lumière naturelle) fictionnalisée, Gomorra dissèque de l’intérieur, presque viscéralement, les rouages de la Camorra, sans jamais céder au spectaculaire ni à la fascination. Si sa mise en scène conserve une véritable élégance plastique, dans ses cadres rigoureux comme dans ses contrastes, elle ne cherche jamais à esthétiser la violence, mais à lui donner toute sa sécheresse. Ici, chacun devient le dommage collatéral d’un autre, pris dans un système qui broie les individus et reproduit la violence avec une effrayante banalité. Tout semble gangrené, enfermé dans un engrenage dont personne ne peut s’extraire. Aucun mort héroïque, aucun survivant victorieux. Garrone filme un monde où l’on apprend à tuer de sang-froid avant même d’avoir conscience du monde qui nous entoure. Naples n’est plus un simple décor, mais un territoire hostile, ravagé par une violence sociale devenue organique ; un enfer à ciel ouvert où la fatalité semble contaminer chaque rue et chaque destin. En atteste le dernier plan glaçant.
Créée
hier
Écrit par
3
le 15 oct. 2012
SuivreD'où vient ce profond ennui généré par le film, cette persistante évidence que rien ne se passe, que rien ne fonctionne, que rien n’émeut ? Pourquoi est-il si difficile de se passionner pour cette...
8
le 15 juin 2010
SuivreC'est un film tiré d'un récit journalistique. Un film qui ne pouvait être un documentaire car le sujet dont il traite, le crime organisé, ne peut faire l'objet d'un tournage de type cinéma-vérité...
8
le 22 juin 2015
SuivreJ’ai récemment visionné le Parrain de Coppola et ça m’a poussé à revoir Gomorra. Les 2 films ont la même thématique mais sont diamétralement opposés quant à son traitement. La maestria de Coppola...
1
le 20 janv. 2016
Suivre5
le 5 janv. 2026
SuivreBeau film d’atmosphère, grâce à une image soignée qui contribue largement à son identité, L’Engloutie magnifie les paysages naturels et enneigés qu’habitent ses personnages enclavés. Louise Hémon, de...
7
le 3 janv. 2026
SuivreJe suis le réalisateur, et voilà les liens pour voir le film : https://www.brefcinema.com/films/fortunevimeo.com/917302842
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème