Good Boy
5.9
Good Boy

Film de Ben Leonberg (2025)

Je vois ce film comme une métaphore de la détresse et de la maladie mentale. Peut-être que je me fourvoie totalement, mais c'est ma vision de ce long-métrage et je vais expliquer ma théorie ci-dessous :

On nous présente un homme. Il semble seul, en lutte permanente contre ses démons intérieurs. Il n'a de proches que sa sœur, et de réconfort que son chien. De mon point de vue, cette sœur, qu'il ne cesse de rejeter, est son médecin traitant. Ce dernier s'inquiète pour sa santé et lui prodigue de bons conseils. Son chien, quant à lui, représente son traitement, les médicaments qui le gardent lucide et stable dans sa tête. Ce fameux chien le protège durant tout le film contre des entités malveillantes, c'est-à-dire la maladie. Partant de ce constat, résumons le film : un homme seul, dans le déni d'une maladie mentale qui le grignote à petit feu.

Début du film. L'homme est toujours accompagné de son chien. Il est avec lui dans tous les moments joyeux et difficiles de sa vie. On les voit jouer dans un jardin, puis leurs retrouvailles dans un hôpital...

Des années plus tard, l'homme souhaite s'exiler dans une vieille demeure familiale en pleine forêt. Sa sœur veut l'en dissuader, elle est très inquiète, mais l'homme ne l'écoute pas. Il est persuadé qu'il va mieux, voire qu'il est guéri (le malade refuse les conseils d'un professionnel de santé. Il ne veut pas voir la vérité en face). Il part donc s'isoler dans la vieille bâtisse (dont on apprend qu'elle a vu son oncle mourir d'un mal étrange il y a plusieurs années). C'est dans cette endroit que des ombres inquiétantes vont se manifester. se multiplier, devenir agressives (la maladie s'installe et grandit).

Bien sûr, le chien est là. Il repousse les entités et veille jour et nuit sur son maître (les médicaments se battent contre le mal qui progresse). Mais l'homme repousse violemment son chien. Il est pourtant la seule chose qui l'empêche de vivre l'enfer.

Puis un sursaut. L'homme comprend enfin dans quel état il se trouve. Il souhaite réellement être en bonne santé. Il reprend assidûment son traitement. Mais c'est trop tard. Le mal est là, il est chez lui. Il est en lui.

Finalement, le chien voit son humain se faire entièrement engloutir par une masse noire et gluante (matérialisation de la maladie). Le canidé a pourtant tout fait pour sauver l'homme. Il s'est battu contre les ombres, a refusé d'être contraint à l'immobilité, il a littéralement brisé ses chaînes pour voler au secours de son ami. Malheureusement, cela n'aura pas suffi.

L'homme est mort. Tout comme son oncle avant lui, rongé par le même mal.

Créée

le 2 nov. 2025

Critique lue 374 fois

Arsène Cliff

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30
9

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