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le 26 janv. 2026
SuivreNiney, ni à faire
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A bien y réfléchir, le cinéma de Yann Gozlan ne serait-il pas traversé par une seule grande thématique ?
Car à chaque fois, de Burn Out au présent Gourou, en passant même par La Mécanique de l'Ombre qu'il a scénarisé, le réalisateur prend un malin plaisir à enfermer son personnage principal dans ses obsessions, ses faiblesses ou ses fragilités et à le laisser s'enfoncer jusqu'à l'asphyxie.
Tel est donc encore le cas avec ce king coach inscrit dans les premières minutes dans une spirale de succès tenant du phénomène, le temps d'un séminaire faisant salle comble.
Cette séquence initiale tient lieu de note d'intention, présentant Matt affichant à la fois des accents de de sincérité, de cynisme, mais aussi d'angoisse, comme s'il était à la tête d'une secte ou encore en plein prêche.
Agitant le pouvoir des mots et la puissance des réseaux sociaux, Niney sourit de sa réussite, présenté comme le big boss français du développement personnel. Un big boss qui, cependant... Est lui aussi un adepte.
Qui a dit que les cordonniers étaient toujours les plus mal chaussés ?
L'ambivalence de ce coach, son enthousiasme, ses zones d'ombres, ses contradictions et son influence sur un public acquis à sa cause avaient de quoi fournir une matière première fascinante à une intrigue qui, si elle était bien écrite, promettait beaucoup.
La première partie de Gourou jouit d'un intérêt certain, la présence de tous les instants de Pierre Niney n'y étant sans doute pas pour rien, tout comme le fait qu'il réussisse à donner corps à un personnage pas très facile à envisager, qui aurait pu être propice à tous les poncifs.
Après les dangers de l'omniprésence de l'intelligence artificielle dans Dalloway, Gozlan s'empare aujourd'hui des dérives de l'emprise et des relations toxiques démultipliées par des réseaux tout aussi souverains qu'hystériques, laissant augurer le meilleur et un retour en fanfare du réalisateur, qui sait pourquoi nous avons acheté notre billet.
Sauf que peu à peu, Gourou semble s'enfoncer dans sa matière fascinante comme s'il n'arrivait plus à dépasser son postulat, ou à gérer autrement ses personnages secondaires que par à-coups très mécaniques.
Il en résulte quelque chose d'assez attendu dans un premier temps, pour mieux embrasser certains rebondissements sortis d'on ne sait trop où. Et alors que l'on attendait l'affrontement entre le créateur et son monstre, Gourou grille cette cartouche très rapidement, pour mieux traiter par dessus la jambe sa rivalité familiale, et sa fuite en avant vers un grand vide pédalant dans la semoule en vue de la dernière ligne droite.
Plus encore qu'avec Visions, Yann Gozlan rate inexplicablement le coche de ce qui aurait pu être, au choix, un thriller haletant ou la chronique d'une chute spectaculaire. Le réalisateur, lui, décide de ne pas décider et d'emprunter une troisième voix en forme de queue de poisson laissant un goût amer en bouche tant elle ne cadre pas avec le reste. Comme si Gourou dénonçait tout, un peu, sans prendre la peine de construire véritablement sa critique.
Soit ce que le masqué vient peut-être de faire après la lecture de ce billet...
Behind_the_Mask, qui redonne tout son argent à Skippy (le grand gourou).
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Créée
le 28 janv. 2026
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