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le 26 janv. 2026
SuivreNiney, ni à faire
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Ah mon Yannou… sacré gros morceau, celui-là.
Gourou est sûrement l’un des films qui incarne le mieux le déséquilibre.
Au début, on y est totalement. C’est immédiatement puissant, dans une ambiance bien pesante comme Gozlan sait le faire. Ça sent très, très bon. Et puis très vite, c’est la chute…
Le film devient beaucoup trop méta, vite lourdingue à force de nous dire : « regarde, regarde, on a mis TPMP, et puis France Inter, et puis les réseaux, et puis on parle de Midjourney, et puis… et puis… »
Ça devient presque risible par moments, tant le film essaie de dépeindre notre monde, notre société, avec une maladresse parfois absurde.
Et puis vient le virage.
Celui où Gozlan reprend enfin les rênes de son film et nous emporte dans les abysses noirs de l’humain, de la parano.
Ça devient crade, glauque, suffocant, et là, on est enfin happé par cette descente aux enfers d’un homme rattrapé par ses croyances, ses mensonges et sa propre nature plutôt dégueulasse. Et ça réussit presque à être choquant, pour mon plus grand bonheur.
Certaines scènes sont vraiment très, très bien trouvées.
Le travail du montage et du son rappelle les meilleurs moments de Boîte Noire, par exemple.
Seulement voilà : ce moment de vraie réussite s’étiole une nouvelle fois…
On a peut-être droit à 40 minutes, sur les 2 heures de film, qui sont réellement réussies.
Et puis le film se referme comme ça, d’un claquement de doigts, nous laissant dans une espèce de mélasse où l’on ne sait pas trop comment se positionner… comme si Gozlan lui-même n’avait pas vraiment trouvé sa fin.
Et c’est tellement dommage, parce que Niney est encore formidable, ça devient un poncif tant ce mec donne corps et âme dans chacune de ses prestations.
Bajon, lui aussi, surprend, évolue magnifiquement bien et fait preuve d’une extrême justesse.
Les scènes de représentation sont dingues.
Une scène en particulier, où le personnage passe en commission au début du film, est superbement réalisée.
Mon affect pour le cinéma de Gozlan vous dira d’y aller quand même, car vous passerez sûrement un bon moment.
Mais mon côté un peu intello cinéphile à la con ne peut s’empêcher d’y voir les trop nombreux défauts qui en font, pour moi, une tentative ratée.
Créée
le 11 janv. 2026
Critique lue 446 fois
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