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le 26 janv. 2026
SuivreNiney, ni à faire
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À l’heure où la santé mentale est devenue un luxe et un soin réservé aux plus privilégié.e.s, Matt propose le modèle accessible et attractif : offrir la possibilité au plus grand nombre de soigner ses traumas et de se venger d’un mal passé à travers des “séminaires de groupe” saupoudré de slogans/punchlines pour retrouver confiance en soi et driver sa vie librement et sans contraintes. Une solution simpliste et séduisante : “Gourou” met en scène l’ascension, l'escroquerie puis la chute de Matt, ce coach en developpement personnel qui a bien saisi tous les codes du théâtre et de la formule sexy pour séduire ses clients, revendiquant des slogans creux et proposant une “aide” complètement dénuée de fond médical et d’études sur les effets psychologiques de ses pratiques à long terme.
[Suite SPOILER ALERT] :
Le film démontre ainsi sans surprises la cruelle facilité actuelle à se faire de l'argent en utilisant les brèches (et le porte-monnaie) d’autrui. “Gourou” a le mérite de proposer une mise en scène cohérente et presque documentarisée, et de soulever le problème de ces pratiques de plus en plus répandues : la scène chez la juge où Matt est convoqué souligne bien la difficulté à pénaliser ce genre de pratiques, le cadre législatif étant encore flou. Un business modèle sans contours éthique ou médical, mais plutôt idéologique, ravageant la santé mentale des clients (notamment un, interprété par Anthony Bajon) et de son propre créateur, Matt, qui perdra le contrôle progressivement.
Un théâtre numérique dangereux à pérenniser en France : c’est sans surprises que Matt décidera de le déployer sur le continent américain, terre promise pour ce business modèle.
Matt a dit : "Ce que tu veux, c'est ce que tu es" qu'on remplacera aisément par : "Ce que tu veux, c'est ce que tu paies" 💸
Créée
le 24 févr. 2026
Critique lue 13 fois
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