Les règles ici, c’est qu’il n’y a aucune

Avec le film La Fièvre du samedi soir, John Travolta a acquis une certaine notoriété mais cela ne lui pas suffi pour qu'il soit considéré comme une star fortement réputée. C’est avec cette production très teenager que ce dernier se construit une réputation qu’il aurait dû avoir à la sortie de son précédent film, malgré le fait que Grease soit reconnu comme le plus gros succès de l’année 1978, sans gagner un oscar, ni un Globen Globe. Cette comédie musicale est assez bien fournie scénaristiquement et détaillée pour pour être suffisamment culte culte par ce face-à-face rondement bien mené entre une bande de mecs à l’esprit fêtard et un groupe de filles dégageant irrépressiblement leur charme là où elles passent. Le film est surtout concentré sur la relation incertaine qui se noue entre Danny, le leader des T-birds, et Sandy, une rayonnante et jeune australienne au visage d'ange


On les découvre lors de la scène d’ouverture sentimentale se déroulant sur une plage, là où l’amour les réunit en toute sécurité et passion. Un amour qui malheureusement se brise dès que Sandy retrouve Danny dans son propre lycée et qu’il la rejette d’une manière consternante. Et pourtant ! Cela ne s’arrête pas à là, l’espoir de les revoir ensemble est bien présent par un enchaînement de classiques musicaux dégageant une atmosphère fort conviviale tels que Summer Nights ou You’re the One that i want. En respectant le contexte et l’univers universitaire des années 50, John Travolta et Olivia Newton-John ne sont pas que de simples acteurs, ce sont de très talentueux chanteurs et danseurs nous offrant de belles performances physiques dans la danse tout en comblant nos oreilles par leurs voix si bien réglées


Ces derniers sont accompagnés par un reste de casting se donnant à cœur de joie de manifester leur bonne humeur dans pratiquement toutes les scènes de chant et de danse, avec une chorégraphie hautement soignée et dynamique. Du milk-shake, des bagnoles au moteur vrombissant à fond, des fêtes foraines, des défis risqués de jeunes, l’esprit des années 50 est hautement bien respecté, c’est exactement le même univers qui est reflété dans la plupart des longs-métrages racontant plus ou moins la même histoire comme celle d'America Graffiti de George Lucas. Plus personnellement, je préfère Grease que La Fièvre du samedi noir car j'ai senti une nostalgie se transmettant plus plaisamment que celle de l'autre film, avec un John Travolta beaucoup plus libéré et plus imposant sur l’écran. Et je trouve également qu’il partage une meilleure et plus significative association avec Olivia contrairement à celle qu'il formait avec sa partenaire de danse dans son précédent film.


On peut reprocher à ce long-métrage son côté trop kitsch lui donnant un aspect visuel un peu trop vintage mais le côté rock’n roll est un élément suffisamment dominant pour empêcher l’ennui de nous envahir. Sans omettre l’ambiance festive qui reste exactement au même niveau de qualité pendant tout le visionnage. Cette ambiance monte même et étonnamment d'un cran avec la transformation complète et inattendue de l’actrice Olivia en mode séductrice, à l’allure rock. Là ! Les rôles sont inversés, c'est elle qui fait en sorte que John se rapproche plus d'elle en partageant la vedette avec lui et en animant la dernière scène de danse et de chant féerique par l'entraînant morceau We Go Together. Un morceau concluant ce long-métrage en toute beauté, là où l’amour qui semblait perdu entre ces derniers se retrouve de manière harmonieuse. 7/10



Allez les roses, à la chasse aux mecs !


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le 25 févr. 2018

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