Bon, je suis conscient qu’en m’attaquant à Grease, je m’attaque à un film littéralement CULTE (dans le sens propre du terme : je connais pas mal de monde ayant voué un véritable culte à ce film). J’avance donc un peu sur des œufs, mais allons-y.
Plutôt client, de manière générale, des comédies musicales, je passe un moment plutôt agréable devant Grease, mais je reste assez stupéfait par le peu de musiques qui m’ont marqué durant le visionnage (mis à part, évidemment, You're the One That I Want et Summer Nights, qui ont traversé les âges).
Mais alors, au-delà de l’aspect musical, que reste-t-il ?
Bon, évidemment, Grease, c’est un marqueur temporel assez fort : c’est bien dans son jus (la coupe de Travoltahaha, les mimiques, les personnages féminins — wouh ouh ouh…).
Le fait est que c’est assez dur de juger formellement un film qui a été une source d’identification assez forte à l’époque ; un film qui a permis à Travolta d’exister au cinéma ; un film qui a permis à beaucoup de personnes de s’affirmer et de trouver un peu cette fougue et cette liberté à l’américaine qu’on nous dépeint dans Grease.
Donc oui, ça n’a pas super bien vieilli, c’est un poil gras comme humour (même beaucoup, en réalité), ça m’a un peu donné l’impression de voir une espèce de pastiche qui reprend tous les mauvais codes des années 70… mais qui sait ? Dans 20 ans, on crachera sûrement sur MES films cultes !