Un voyou arrive à s'échapper de la prison où il devait être condamné à mort ; il souhaite de venger de ceux qui l'ont envoyé derrière les barreaux. Seulement, ils sont au nord du Japon, dans une région enneigée, et leur fuite ne va pas être facile.
Bien que le titre ne l'indique pas, Great Jailbreak se situe dans le même univers que la (très) longue série de films, Abashiri Prison, qui comportait 18 longs-métrages dans la seconde moitié des années 1960, et dont les 10 premiers furent réalisés par Teruo Ishii en seulement trois ans !
Du coup, le seul point commun est cette prison située au nord du pays, dans un univers glacial, et c'est tout l'intérêt de ce film, qui ne se passe pas au Japon, mais qui a quelque chose de réaliste. Dans le sens où le froid peut tuer, qu'il faut survivre dans de telles conditions, mais que malgré tout, il s'agit d'une histoire d'évasion qui pour une fois ne se passe pas à Tokyo.
L'essentiel du spectacle est assuré par le duo Ken Takakura (qui fut d'ailleurs l'acteur principal de Abashiri Prison) et Bunta Sugawara, un festival de mecs burnés en somme, où l'honneur est le maitre mot, et qui réservent un dernier acte formidable. Même si c'est un film de commande, Teruo Ishii imprime sa patte, notamment dans la description de la violence, et il faut dire que là, ça flingue et gicle à tout va, notamment un plan assez fort, qui est un composite où on voit un mec se faire exploser la tête avec un coup de fusil sans aucune coupe. En tout cas, pour peu qu'on aime les histoires de mecs, où pour une fois les femmes ne sont pas des accessoires sexuels, c'est dans le haut du panier.