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le 29 mai 2024
SuivreSweet home
Il en faut parfois bien peu pour faire basculer un film d'un genre à un autre, quelques silences, une introduction un peu plus longue, un personnage au caractère un peu moins abrupt qu'à l'accoutumée...
Dans Greenhouse, tous les personnages vont mal (à l'image de la société coréenne ?), à commencer par son héroïne, Moon-jung, aide-soignante (saignante ?) à domicile. Son mal-être rejoint celui du couple âgé dont elle s'occupe, celui de sa propre mère et de son fils, ou encore de celui des membres de son groupe de conversation thérapeutique. Le climat du premier long-métrage de Lee Sol-hui est indubitablement sordide, et cela ne risque pas de s'arranger au fil des péripéties, mais l'ironie qui sous-tend l'ensemble, il serait audacieux de parler de comédie noire, rend la chose un peu moins terrible. Quoique. Le film n'est cependant pas à la hauteur d'autres remarquables œuvres coréennes, telles Mother ou Burning, auxquelles Greenhouse fait peu ou prou référence, car il y a quelques trous ou coïncidences (volontaires mais frustrants) dans le scénario et des personnages dont le développement psychologique est assez peu profond. L'on retient en tous cas l'interprétation tout en finesse de KIm Seo-hyung, dont le visage est capable d'exprimer aussi bien la lumière que la souffrance,ou l'inquiétude, quand il n'est pas tout simplement indéchiffrable, ce qui arrive assez souvent dans Greenhouse.
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Créée
le 27 mai 2024
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le 29 mai 2024
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