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Après avoir vu Greenland 2 : Migration, je crois que les scénaristes ont regardé 2012 et se sont dit : "On peut faire encore moins crédible."
Dans le premier film, un géocroiseur frappe la Terre et l'humanité entière se précipite dans des bunkers parce que la surface est censée devenir quasiment inhabitable. On nous parle d'un événement d'extinction massive, d'effondrement global de la civilisation et de la disparition de la plupart des êtres humains.
Puis arrive le second volet.
Et là, surprise : cinq ans plus tard, il reste du monde partout. Dans le sud de la France, des armées organisées se font même la guerre comme si rien ne s'était passé. On découvre des infrastructures, des communautés, des territoires contrôlés et suffisamment de ressources pour entretenir des conflits militaires. Autrement dit, la société semble avoir remarquablement bien survécu à un événement qui était censé l'anéantir.
Mais le sommet de l'absurdité reste sans doute la zone d'impact elle-même. Quelques années seulement après qu'un astéroïde géant ait pulvérisé une partie de la planète, on nous montre un véritable eldorado : champs cultivés, végétation luxuriante, terres exploitables... Comme si un impact capable de déclencher un cataclysme mondial se transformait miraculeusement en paradis agricole au bout de cinq ans.
Scientifiquement, cela n'a aucun sens. Un impact de cette ampleur devrait provoquer des incendies planétaires, des tsunamis géants, un bouleversement climatique durable et probablement plusieurs années d'hiver d'impact avec un effondrement massif de l'agriculture mondiale. La question qui finit par se poser est simple : pourquoi les héros se sont-ils donné tant de mal pour rejoindre les bunkers dans le premier film ? À voir l'état du monde dans le second, ils auraient presque mieux fait de rester tranquillement dans leur campagne américaine en attendant que ça passe.
Au final, Greenland 2 réussit l'exploit d'être aussi peu crédible scientifiquement que 2012, tout en essayant de se prendre beaucoup plus au sérieux.
Créée
le 3 juin 2026
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