Si vous vous attendez comme moi à découvrir un film reprenant les codes du documentaire animalier, bah c'est loupé, passez votre chemin ça n'en vaut pas l'détour.
Ressorti de ce visionnage, je fus fortement déçue de découvrir que je n'avais strictement rien appris sur le grizzli. Oui, spoiler, un ours peut tuer et manger de l'humain...what a surprise !?
Cet homme qui a passé plusieurs années à les observer et vivre à leur côté a du pourtant en apprendre plus sur leurs comportements que n'importe qui d'autre. En immersion complète dans les parcs naturel de l'Alaska, il consacrera sa vie à la protection de ceux qu'il estime plus que l'Homme.
Certes, il faut être un peu barjo pour vivre au milieu des ours avec sa caméra et sa paire de jumelles en guise de protection. Sauf que, le film ne traite que par ce prisme, celle de la folie douce d'un personnage atypique amoureux des grizzlys jusqu'à en crever. On ne verra que très peu les démarches pédagogiques et interventions dans les écoles mais assisteront aux pensées peu profonde et égotique de celui-ci.
Le doc joue avec le ridicule et tient à montrer l'absurdité en alternant entre témoignages de proches inintéressants et plans de Timothy, face caméra, rageant contre l'Homme et la société ou marmonnant des mots d'amour aux animaux. Le tout est ponctué d'images inédites de grizzly dans son milieu naturel, montrant envers cet énergumène qu'une simple curiosité ou une profonde indifférence.
Au final le réalisateur Herzog, avec tous les rushs récupérés, a décidé de faire un film controversé et peu émouvant sur Timothy Treadwell. Avec comique et théâtralité, il expose son regard et son opinion sur cet homme, qui a mon sens n'a pas grand intérêt. Surtout quand tu sais que 100 heures d'images spectaculaires sont enregistrées. Puis, oooh eeeeh il avait vécu 13 putains d'années avec eux chaque été ! donc il y avait sûrement plus à renvoyé que "cet écolo ancien alcoolo complètement inconscient avait choisi son destin funeste".