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The Shape of Evil
Avec son tueur à nouveau en goguette à Haddonfield quarante ans après ses forfaits, les conséquences traumatiques de la fameuse nuit d'Halloween 1978 sur le clan Strode, à jamais marqué par...
le 12 oct. 2022
Après Halloween Kills, j'étais impatient de voir la conclusion à cette trilogie réalisée par David Gordon Green ! Une conclusion qui promettait un dénouement formidable, j'étais hypé, j'en rêvais même la nuit !....Errr, à qui je vais faire croire ça ? Heureusement que je paye mes places de cinéma pas trop cher.
Halloween Ends marque donc la fin la trilogie du retour commencée en 2018 et qui reprenait l'histoire du film de John Carpenter sorti en 78. Ce nouvel opus se déroule bien après les événements des deux premiers films, prenant en compte une certaine pandémie. Michael Myers a disparu dans la nature et Laurie Strode tente de reconstruire une vie normale avec sa petite fille. Cependant, on apprend qu'en 2019, un baby-sitter nommé Corey a accidentellement tué un enfant lors de la nuit d'Halloween. Ce dernier va rencontrer les deux protagonistes et les ennuis (re)commencent.
Si dans le film précédent, la bagarre et les bains de sang étaient mis en avant, ici, la tension est de retour pour nous offrir une expérience un peu plus psychologique et angoissante. Un tout petit peu.
Mais manque de bol, ce dernier film est une conclusion fade et bancale qui est en fait plus oubliable que les deux premiers films. Et c'est presque triste de voir la saga s'achever comme ça.
Soyons honnête, si ce film ne marche pas, c'est à cause de son scénario. Ça oscille entre le n'importe quoi et l'inintéressant. Et la source de ce scénario misérable c'est le nouveau personnage : Corey.
Corey est le genre de personnage détestable que tu essaies d'apprécier durant la première demi heure, et puis tu comprends qu'il n'est qu'une entité créée par des scénaristes stupides. Comme je l'ai dit plus haut, Corey est un jeune homme ayant accidentellement tué un gosse à coup de porte (oui). Devenu un paria et considéré comme un malade par toute la population d'Haddonfield, Laurie et Allyson Strode le prennent sous leur aile. Au début, ce gars est présenté comme une victime mais il finit vite par devenir une ordure que tu as hâtes de voir mourir.
C'est le genre de rebut marginal qu'on voit dans les films qui tentent de faire passer un message, "on vit dans une société" tout ça tout ça...Et ce gars là est insupportable, non seulement il joue mal le psychopathe mais en plus sa présence gâche le film !
La "bonne idée" concernant ce gugusse c'était de faire en sorte qu'il prenne Michael Myers comme mentor......Mais non bon sang c'est pas du tout une bonne idée ! Myers a assassiné de sang froid au moins une trentaine de personne dans le film précédent, et là il aurait une soudaine envie d'épargner quelqu'un ? Et en plus il aurait envie de co-opérer avec lui ? Mais pourquoi ?! On nous répète en boucle qu'il est le Mal incarné mais il décide de s'associer avec le premier clanpin un peu barje qui passe par là !
Et si dans Halloween Kills c'était peut-être un peu trop axé sur la baston, là c'est carrément l'inverse, on s'emmerderait presque ! La moitié du film sert à insérer l'autre guignol et ce qui reste c'est des scènes de tensions fades ponctuées par des meurtres bourrins.
Bon, comme cet épisode est censé marqué la fin de la franchise Halloween il fallait bien sûr que la fin soit excellente !
Et bizarrement non, c'est très naze. L'affrontement final entre Laurie et Michael est expédié et mal monté. Bien évidemment, le tueur au masque finit par rendre l'âme à la fin mais je doit dire que ses derniers instants sont particulièrement ridicules : à moitié crucifié sur une table de cuisine, les jambes coincées par un frigo et la gorge délicatement tranché. Il y a mieux comme manière de mourir quand même. Ensuite son cadavre est accroché au toit d'une bagnole, ammené jusqu'à la casse où il finit en mille morceaux dans une broyeuse. Quitte à choisir, je préfèrerais une bonne vieille immolation.
Et d'ailleurs tout le monde à Haddonfield a le droit de voir le visage du tueur démasqué, sauf le spectateur. On l'entrevoit, on voit des bouts de nez, de joue, une bonne vieille calvitie, mais on peut pas le voir entièrement. À croire que l'acteur avait pas coché la case "autorisation de voir votre visage" sur le contrat.
Dans le fond, ce film est mauvais, mais il est loin d'être atroce, j'ai vu des suites pires que ça. Pour prendre un exemple de cette année, Scream 5 est une suite bien plus naze que ce nouveau Halloween (même si je lui ai mis la même note). Et même si c'est pas terrible, on peut reconnaître que cette fin (et toute la trilogie) est plutôt ambitieuse : nouveaux personnages, violence très graphique, et....c'est tout.
Mais les rares bonnes idées du film se font engloutir par des défauts maladroits qui rendent le résultat final très moyen. Spécial dédiace à toutes les références aux oeuvres de Carpenter qui sont flagrantes et débiles. Je sais pas, des personnages venant d'un univers crée par Carpenter qui regardent The Thing ou qui portent des masques des aliens de Invasion Los Angeles, c'est pas une sorte de rupture dans l'espace temps ou quelque chose du genre ?
Halloween Ends est donc une suite/fin pas terrible qu'on aurait bien aimé voir faite par le réal derrière le film original. C'est bancal, pas très intéressant, et ça vend du rêve alors que derrière le papier cadeau il y a juste un carton vide.
Récapitulons :
Halloween (2018) : presque aussi bon que celui de 78, une suite qui donne envie d'en voir plus
Halloween Kills : suite maladroite mais jouissive
Halloween Ends : conclusion bancale et pas intéressante
Conclusion ? Pourquoi s'emmerder à aller au cinéma quand tu peux re-reegarder le Halloween de 78 ?
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Créée
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