Jennifer Lawrence s'impose dans la cour des grands.

David O. Russell est désormais un réalisateur qui compte à Hollywood, surtout après le grand succès de Fighter. Mais personne n'est à l'abri d'un échec. Et bien qu'Happiness therapy soit destiné à connaître la gloire aux Oscar et autres cérémonies, ce sont ici les acteurs qui doivent être salués plus que le reste.

Autrement dit, Russell est peut-être davantage un excellent directeur d'acteurs qu'un bon cinéaste. Happiness therapy est un film qui démarre assez gauchement. Il faut du temps à Bradley Cooper pour s'installer dans son personnage et donc, pour convaincre le spectateur de sa véritable folie. Il ne suffit pas de crier à tout va pour se faire passer pour fou. C'est une question de regard et d'attitude corporelle. Un sac poubelle pour aller faire du jogging n'est pas non plus très convaincant. De Niro lui aussi est inégal. Sa passion pour le football américain est parfois risible mais, à d'autres moments, elle apporte une réelle tension dramatique. Ce qui fait du bien, c'est de sentir l'implication de l'acteur dans ce film. Enfin, il sort un peu de sa retraite. Il donne de sa personne !

Et soudain arrive Jennifer Lawrence. C'est là, dans son regard, dans son corps. Son personnage est malade et elle l'exprime avec son être tout entier. Elle rafle la mise, double les autres acteurs et porte le film sur ses épaules. Alors, les autres vont tout faire pour essayer de l'égaler. Il en résulte des séquences admirables comme lorsque Tiffany débarque chez Pat.

Happiness therapy a beaucoup de mal à trouver sa vitesse de croisière et le film oscille entre lourdeurs et instants de grâce. Seule Jennifer Lawrence fait un sans faute. On assiste à la confirmation d'une grande actrice (elle était déjà incroyable dans Winter's bone) qui, non seulement, captive par sa beauté, mais aussi impressionne par l'intensité de son jeu.
busterlewis
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le 30 janv. 2013

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