Un Haneke qui revient à ses thématiques d’origine, qui portent sur la crise sociale, (comme Benny’s video, 71 fragments d’une chronologie du hasard, Code inconnu).
Qui portent sur les méfaits de la bourgeoisie, (Le septième continent, Benny’s video, Le château). Ou encore le thème de la mort, (Benny’s video,71 fragments d’une chronologie du hasard, Funny games).
Bref, un Haneke de retour à Cannes, cinq ans après sa palme d’or pour Amour en 2012, en puissance, pour un film plus doux, calme et surtout moins glacial en terme d’atmosphère, comme La pianiste, une histoire d’amour qui grâce au génie de Haneke a su traumatiser.
Un casting très plaisant, notamment composé de Mathieu Kassovitz, bon interprète même si il est meilleur en tant que réalisateur. Sans oublier l’actrice fétiche d’Haneke : Isabelle Huppert, parfaite pour le rôle de la directrice d’entreprise. Mais également Jean Louis Trintignant, aussi gâteux que dans Amour.
D’excellentes images caractérisées et marquées par des couleurs sublimes et claires, et là je fais référence aux plans émis dans des bureaux ou en bord de mer.
Néanmoins l’aspect un peu démagogique est déplaisante et est mal introduite dans le contexte scenaristique. Bref, bon film.
Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5