Scholar Pik est un professeur!
Raymond Wong est aujourd’hui un grand producteur de films hongkongais de prestige comme les Ip Man, mais il n’a pas démarré comme ça. Dans les années 80, il était à la tête de plusieurs comédies du pays.
En 1984, il lance une franchise appelée Kai Xin Gui, traduite en Happy Ghost dans les pays anglophones. Véritable institution à Hong Kong grâce aux nombreuses suites et au groupe de jeune comédiennes découvertes par ces films, Happy Ghost fonctionne toujours sur le même moule : le Scholar Pik se retrouve toujours au milieu d’un lycée et apprend des leçons de vie aux étudiantes qui s’y trouve. Seulement, le premier opus, réalisé par Clifton Ko, recèle de séquences totalement surréalistes qu’il est facile de comprendre comment on a pu lancer une franchise à partir de ce film, qui oscille constamment entre l’enfantin et le lubrique avec un équilibre déconcertant. Entre le fantôme qui change à lui tout seul une compétition d’athlétisme, une soirée dans un lycée catholique ou qui tente de draguer la jeune Bonnie Law (QUI SE LAISSE FAIRE), Happy Ghost est un film d’une autre époque, aussi fun et hilarant que complètement débile et parfois désarmant. Raymond Wong y est génial en fantôme niais mais tout gentil et les trois filles (Bonnie Law donc, mais aussi Loletta Lee et Sandy Lam) sont parfaites.
Avec une bande-son très réussie, si très 80’s, de Lam Miu-Tak et une durée qui n’excède pas vraiment les 90 minutes, difficile de ne pas craquer devant ce Happy Ghost, classique de la comédie hongkongaise.