8
le 14 juil. 2026
SuivreL'effet domino
Avec Senses, Ryūsuke Hamaguchi dresse un magnifique portrait de quatre femmes qui ne demandent qu'à vivre, sans forcément en avoir conscience au début. À travers leur quotidien, il montre comment une...
Je cherchais un film japonais qui laisse de la place aux sentiments, aux émotions adultes, aux relations humaines, mais aussi à une certaine douceur ou une forme d’espoir. De ce point de vue, Happy Hour m’a beaucoup surpris. J’ai trouvé les dialogues souvent très intéressants, parfois même passionnants, notamment sur les relations, le couple, la solitude, la difficulté à communiquer ou à être sincère avec les autres et avec soi-même. Pour quelqu’un qui apprend le japonais, le film est aussi très agréable à suivre : les conversations sont relativement claires, lentes, naturelles, et laissent le temps d’écouter la langue.
En revanche, émotionnellement, le film ne m’a pas du tout parlé de la manière que j’espérais. J’ai eu l’impression que quasiment tous les personnages étaient vides, déprimés ou coupés d’eux-mêmes. Même dans les moments censés être intimes, les couples semblent extrêmement distants : presque aucun contact physique, très peu de chaleur, peu de spontanéité, comme si tout le monde vivait sous anesthésie émotionnelle. Je veux bien croire qu’il existe au Japon une certaine retenue ou pudeur dans les relations, mais ici j’ai eu le sentiment que cette réserve était poussée à un point presque irréel. À plusieurs moments, les personnages m’ont donné l’impression d’être "sous formol", ou de fonctionner comme des robots polis incapables de réellement vivre leurs émotions.
Le film m’a aussi frustré par son côté très pessimiste. Presque chaque discussion finit mal, chaque relation semble vouée à l’échec, et tout le monde paraît perdu en même temps. J’ai trouvé cela excessif et peu nuancé. Dans la vraie vie, même quand les gens traversent des crises, il y a aussi de la légèreté, de l’humour, des moments de complicité ou simplement des personnes qui vont mieux que d’autres et soutiennent le groupe. Ici, j’ai eu l’impression que le film s’enfermait volontairement dans une spirale de malaise émotionnel permanent.
Je comprends pourquoi certains spectateurs adorent ce film : il y a un vrai travail d’observation psychologique, une volonté de réalisme et des scènes très fortes. Mais personnellement, malgré quelques passages touchants et certaines réflexions pertinentes, je suis resté extérieur émotionnellement. Le film dure plus de cinq heures, aborde énormément de sujets, mais au final j’ai eu le sentiment qu’il n’en tirait pas vraiment de conclusion ou de perspective humaine positive. J’aime les œuvres qui, même lorsqu’elles parlent de souffrance ou de solitude, laissent au moins une petite ouverture vers la lumière, l’espoir ou la reconstruction. Ici, cette lumière m’a manqué presque du début à la fin.
Créée
le 20 mai 2026
Modifiée
le 20 mai 2026
Critique lue 16 fois
8
le 14 juil. 2026
SuivreAvec Senses, Ryūsuke Hamaguchi dresse un magnifique portrait de quatre femmes qui ne demandent qu'à vivre, sans forcément en avoir conscience au début. À travers leur quotidien, il montre comment une...
8
le 28 févr. 2017
SuivreJun, Sakurako, Akari et Fumi se retrouvent dans les hauts de Kobe pour un pique-nique entre amies. La vue, censée offrir un panorama sur la ville, est cependant cachée par le brouillard. L’une des...
5
le 20 mai 2026
Suivrele 20 mai 2026
Je cherchais un film japonais qui laisse de la place aux sentiments, aux émotions adultes, aux relations humaines, mais aussi à une certaine douceur ou une forme d’espoir. De ce point de vue, Happy...
4
le 12 sept. 2022
SuivreMême si je comprends l'intention de Terry Gilliam ici, je n'ai pas réussi à entrer dans l'histoire.Peut-être n'était-ce pas le bon jour ? Peut-être m'atendais-je à une oeuvre plus onirique...
8
le 10 févr. 2019
SuivreA défaut d'être une œuvre fidèle, c'est un bonne comédie ! On sent que l'équipe est fan de Nicky Larson et qu'ils se sont bien amusés à faire ce film. Un belle surprise, comparée à la bande annonce...
5
le 20 sept. 2022
SuivreLes personnages sont bien écrits, mais l'ensemble est trop lourd... Surtout la bande musicale, très répétitive et assomante.La magie n'opère donc pas, tant les enjeux sont prévisibles. 1h30, c'est...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème