Énième film japonais sur les affres de l'adolescence en prise avec la solitude et la difficulté à s'insérer dans la société, Harmful Insect peine à démarrer.
C'est long, bien trop long et la mise en scène, qui est plus un empilement de scénettes qu'une véritable histoire construite, ne facilite pas les choses pour entrer dans le récit.
Pourtant j'ai été frappé par la tendresse que porte le réalisateur à son héroïne malgré la cruauté de son quotidien, il y a une douceur particulière qui immerge de cette océan de dureté.
Cette délicatesse de situation tranche avec beaucoup de films de ce genre car Harmful Insect est avant tout un beau film porté par un excellent casting et une merveilleuse photographie.
Bien que son destin se veut fermé et que l'on assiste à un isolement de plus en plus funeste ponctué de moments terribles, quelques passages sont emplie de poésie et d'un regard chaleureux sur les relations que Sachiko arrive tout de même à tisser avec certaines personnes, des marginaux principalement, à l'image d'elle même et de sa construction psychologique intime.
Finalement une petite œuvre à l'équilibre périlleux entre souffrance et beauté du monde.
Émouvant, sensible, tragique, lumineux, Harmful Insect pour qui sait être patient est une petite perle sur l'adolescence, période peu facile pour beaucoup.