Alors que plusieurs élèves sont victimes d'attaques étranges dans les couloirs de son école, Harry Potter doit mener l'enquête... Ce second volet tente de s'orienter vers une ambiance plus sombre et moins familiale, mais n'y parvient pas réellement. Mise à part peut-être la séquence avec les araignées, les passages plus noirs se rapprochent davantage du grand spectacle inoffensif que de l'horreur.
Tandis que les personnages assez lisses peinent à donner de la profondeur au récit. Entre autres, les fourberies des Malfoy sont visibles à trois kilomètres. Et Kenneth Branagh cabotine allègrement en sorcier charlatan.
Toutefois, les enfants acteurs ont grandi et sont plus convaincants que dans le premier film. Surtout Daniel Radcliffe. La mise en scène tient la route, développant l’univers magique, appuyée par la musique de John Williams. Et les incrustations de CGI, bien que demeurant nombreuses, sont beaucoup mieux effectuées que dans le premier volet.
Le souci vient surtout du scénario. Il se laisse suivre dans déplaisir, mais il faut compter sur des éléments artificiels, et pas mal d’invraisemblances… En particulier, des professeurs peu adroits dans cet opus !
Si tout le monde sait que Lockheart est une grosse buse, pourquoi lui donner une place de professeur ? Et pourquoi Harry et Ron tiennent-ils à ce qu’il les accompagne dans la Chambre des Secrets ?
Pourquoi tout le monde soupçonne Harry d’avoir pétrifié des gens, alors qu’il n’y a aucune preuve ni mobile, et qu’il a clairement un alibi pour l’un d’entre eux ? D’ailleurs les qualités d’enquêteurs des professeurs de Hogwarts sont au niveau zéro. Ne menant ni réelle investigation, ni mesure de protection pour les élèves (enfin si, après une série de victimes…). Et pourquoi laissent-ils Ron étudier avec sa baguette défectueuse, qui en fait un danger public ?
Et puis il y a cette intrigue autour de la culpabilité présumée de Hagrid, qui arrive comme un cheveu sur la soupe. Parlons-en d’ailleurs de Hagrid, qui envoie sans sourciller à une mort quasi certaine Harry et Ron, alors qu’il aurait pu leur donner l’information directement…
Mais la palme du bon salaud est décernée à Dobby ! L’elfe de maison qui, pour protéger Harry Potter, ne lui donne aucune information utile, lui pourrit la vie, et surtout ne l’aide pas face à ses vrais adversaires…