7
le 20 févr. 2018
SuivreMagic in the teen lights.
La saga ne pouvait qu’être adaptée au cinéma : par son ampleur internationale, évidemment, mais aussi et surtout par l’imaginaire si visuel que les livres ont su mettre en place. Lorsqu’ils se...
J’ai à peu près le même âge que Daniel Radcliffe. Et donc le même âge que Harry Potter à l’écran lorsque ses films sont sortis au cinéma. J’aurais du « tomber dedans » comme beaucoup de mes camarades à l’époque. Sauf que non, la magie n’a pas pris.
Je n’ai jamais lu les romans Harry Potter. J’ai vu ce premier film en VHS à l’époque, sans y adhérer. Et donc je n’étais pas motivé pour les suites, que je n’ai découvertes qu’en 2015.
Pourquoi ? Au risque de me mettre à dos les hordes de fans du sorcier, j’ai du mal avec cet univers. Beaucoup trop enfantin quand on le regarde avec des yeux de jeune collégien (et à fortiori d’adulte). Avec par exemple cette introduction poussive autour de la famille d’adoption infecte de Harry Potter.
Et puis ça ne colle pas. Des sorciers qui vivent dans un monde caché, pourquoi pas. Toutefois c’est l’interface avec le monde « classique » qui coince. Les sorciers utilisent des technologies et des vêtements « modernes » (train à vapeur, cravate…)… mais semblent coincés dans un monde semi-médiéval.
Explosifs, armes à feu, informatique, médecine, ne sont jamais mentionnés ou utilisés alors qu’ils résoudraient quelques problèmes… A ce niveau, on peut faire la comparaison avec « Highlander », qui part d’un concept similaire : des initiés qui vivent cachés avec leurs propres règles et leur propre manière de régler leur compte. Sauf que l’interaction avec l’univers moderne y est beaucoup mieux gérée.
Néanmoins, partons du principe que c’est un choix. Chose appréciable, le film prend le temps (2h30) de développer ce nouvel univers cinématographique. L’école de Hogwarts, ses dangers, ses sports, ses maisons, ses professeurs… Pour cela, il s’appuie sur plusieurs lieux de tournages britanniques qui ont du cachet (cathédrale de Gloucester, Lacock…).
Par contre, le film sombre régulièrement dans le full CGI à foison, pour ce qui est des plans larges sur l’école, ou des vols en balai. Et du full CGI de 2001 passé en HD, aujourd’hui ça pique les yeux ! Dommage car il y a de la créativité.
Question scénario, il y a tout de même de grosses facilités. Notamment sur le timing de Voldemort pour passer à l’attaque, ou le fait que d’une élève sorcière soi-disant érudite ne connaisse pas le plus célèbre alchimiste de tous les temps ! Mais globalement le mélange entre la découverte de l’école, les amitiés qui se tissent, l’enquête, est bien ficelé.
Il faut quand même souligner que tout ça ressemble ENORMEMENT au film « Young Sherlock Holmes », sorti avant les livres Harry Potter. L’allure du héros, ses alliés, le méchant, le contexte… on croirait au plagiat. En même temps, le scénariste de « Young Sherlock Holmes » n’était autre que… Chris Columbus.
Le film bénéficie tout de même de solides acteurs adultes. La franchise continuera d’ailleurs d’attirer des poids lourds du cinéma britannique. Avec, en tête, Alan Rickman en professeur ambigu et sinistres, malheureusement sous-employé dans ce premier volet. Pour ce qui est des enfants, c’est très inégal. Rupert Grint et Emma Watson s’avèrent plutôt bons. Par contre Daniel Radcliffe manque encore de finesse.
Et puis il faut forcément évoquer la jolie musique de John Williams, qui a donné du corps à cet univers au cinéma.
En résumé, une introduction ambitieuse mais qui, en toute objectivité, n’est pas exempte de défauts très visibles.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs films de 2001
Créée
le 20 janv. 2023
Critique lue 196 fois
7
le 20 févr. 2018
SuivreLa saga ne pouvait qu’être adaptée au cinéma : par son ampleur internationale, évidemment, mais aussi et surtout par l’imaginaire si visuel que les livres ont su mettre en place. Lorsqu’ils se...
10
le 23 août 2014
Suivrele 23 août 2014
Avouez que c'est une réussite. Oh je n'ai regardé que quelques films dans mon enfance... et ça a marché à chaque fois. Par exemple : Harry Potter. Nom d'une chouette ! Harry Potter. Vous n'avez pas...
8
le 28 août 2013
SuivreC'est un jour comme un autre. Il fait un temps de chien - toutefois la pluie ne m'apparaît plus maussade depuis que j'ai vu "Le Jardin des mots" de Makoto Shinkai -, une soudaine envie me prend alors...
7
le 29 sept. 2022
Suivre« Athena » semble avoir divisé son public. Entre ceux qui y ont vu enfin un film français flamboyant à la mise en scène ambitieuse, et ceux qui ont pointé du doigt un film vide de sens, destiné à de...
7
le 29 mai 2023
SuivreA travers cette histoire d'orpailleur vagabond harcelé par les Nazis, Jalmari Helander livre un hommage assumé au premier Rambo, dont il reprend la structure narrative. Ici, notre homme est un ancien...
2
le 30 juil. 2021
SuivreEn 2001, alors qu'il fait la promo de "Replicant", Jean-Claude Van Damme est invité sur un plateau télé français. Il expose, dans un franglais plus ou moins cryptique, les principes de ce qui...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème