Dés la sortie de « Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban », Alfonso Cuaron annonce qu'il ne réalisera pas le prochain opus. Il fallait donc chercher un nouveau réalisateur et c'est Mike Newell qui héritera de ce rôle. Le premier réal anglais ce qui va dans les choix de J.K. Rowling de ne mettre que des anglais dans ses adaptations. C'est en 2005 que sortira « Harry Potter et la Coupe de Feu ».
Pour la musique exit John Williams et place à Patrick Doyle. Collaborateur de Mike Newell, mais aussi de Alfonso Cuaron et de Kenneth Branagh (Gilderoy Lockhart). La boucle est bouclée. La musique est disons le... Différente. Ok je regrette carrément John Williams. Et l'ajout du rock me perturbe. Pas vraiment fan de ses compositions.
Quand est il du film en lui même ? Newell s'applique sur la photographie et la lumière qui sont parfaites. Le jeux de couleur entre le bleu et le orange est présent durant tout le film également. Et on a enfin des effets spéciaux convaincant dans un Harry Potter. Mention spécial à la scène du Magyar à pointes qui meilleur que celle du livre. Nous avons à présent fait le tour du positif dans ce film, parlons des points négatifs et surtout de l'adaptation du roman.
Le roman est épais, très épais et Newell allait devoir faire des choix. Il allait devoir sauter des choses dans son récit. Il a pu éviter la trame de Rita Skeeter étant donné que les Animagus n'étaient pas présentés dans « Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban ». Ce n'était pas de son fait, mais qu'elles ont été ses choix ? Il saute l'explication sur les baguettes de Harry et Voldemort, la fuite de Igor Karkaroff, l'épreuve du labyrinthe, la mort de Barty Croupton Jr... Dans tout ce que Newell a du coupé il y a forcement quelque chose qu'un des lecteurs voulait voir. Pour moi par exemple c'était la coupe du monde Quidditch, j'ai était très déçu de ne rien voir. A contrario de tout ça Newell traîne son récit en longueur avec des scènes amoureuses ridicule ou des cours de danse inutile ou la scène du bal de Noël ennuyante... Il rend l'univers plus cartoonesque, sérieusement regardez l'arrivée des Mangemorts en mode KKK ou le comportement de Argus Rusard ou l'arrivée des écoles de Beauxbâtons et Durmstrang : ridicule. Dans l'opus précédent et celui-ci c'était l'adolescence qui devait être traité et ce film échoue ou le précédent à réussi. Dans « Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban » l'adolescence est traité via les crises d'identité des personnages principaux, là ce sont juste les personnages principaux et leur hormones. En fait j'ai eu l'impression de regarde un teenage movie chez les sorciers. La coupe est pleine !
Pour les acteurs, les seconds rôle sont toujours très bons chez les anciens : Alan Rickman, Michael Gambon, Brendan Gleeson régalent. Par contre chez les plus jeune : la française Clémence Poésy et le bulgare Stanislav Ianevski sont des caricatures. Pour le trio de tête, Daniel Radcliff (Harry Potter), Rupert Grint (Ron Weasley) et Emma Watson (Hermione Granger) ils sont en deçà de leur performances habituel. Je ne parlerais pas de leur coupe de cheveux... C'est la première fois qu'on a le droit à Voldemort en physique, incarné par Ralph Fiennes qui nous livre l'incarnation parfaite de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom.
Vous avez compris je n'ai pas trop aimé « Harry Potter et la Coupe de Feu », déjà pas très fan du roman à cause du système des épreuves. Par contre là où je peux remercier Mike Newell, c'est d'avoir omis volontairement de parler de la S.A.L.E. Merci Newell ! Et pour ceux à qui les elfes de maison ont manqués. Sachez que Dobby apparaît en caméo lors de la Coupe du Monde de Quidditch.