Histoire/Scénario : Esther se fait voler son sac à main dans le métro. La voleuse n’est autre que Jade, une jeune fille qui va finalement rendre le fameux sac après avoir ressenti des remords. Esther va voir du potentiel en Jade, elle décide de lui offrir la chance de découvrir un métier dans la Maison Dior où elle est première d’atelier et est sur le point de partir à la retraite. C’est un film au déroulement assez classique, on sait d’avance dans quelle direction on se dirige, s’en est presque académique. C’est un peu niai, un peu gentillet, un peu drôle mais heureusement plusieurs choses viennent relever le niveau. En premier lieu, l’univers des petites mains n’est pas extrêmement représenté au cinéma, ici on a le droit à un survol de ce monde, l’envers du décor de la mode. C’est agréable de mettre en avant toutes ces couturières qui travaillent d’arrache-pied, avec une pression folle, et qui restent cachées. On aurait aimé en voir plus, mais c’est déjà pas mal. De plus, on a tout cette notion de transmission d’un métier, de l’héritage des plus anciens, ici au travers du métier de couturière mais qui pourrait s’étendre à tout un tas de métier. Différents messages sont amenés dans ce film, souvent des messages politico-sociaux. En clair, tout le film se base sur l’opposition entre 2 mondes complètement différents, avec 2 contextes, 2 personnages, 2 personnalités… Cette opposition est très classique dans ce genre de film, mais ici elle est traitée intelligemment et surtout cette différence disparaît petit à petit pour finir en osmose. Ce film joue également sur la diversité, que ce soit au niveau des classes sociales, des religions, des origines et même des identités de genre.
Musique/Son : Une bande son sympathique qui fonctionne bien ici.
Visuel/Réalisation : Une réalisation plutôt bonne mais très classique du genre, pas de prise de risque majeure.
Acteur/Doublage : Un casting bien sélectionné, chaque personnage principal ou secondaire est joué avec goût. Nathalie Baye est remarquable comme à son habitude, Lyna Khoudri est surprenante, Pascale Arbillot est très crédible dans son jeu et Soumayé Bocoum est très drôle.
Avis : Un bon petit film, qui donne le sourire et un peu d’espoir.