Headless se veut un hommage au cinéma underground gore et aux snuff fictifs… mais finalement, ce n’est qu’une coquille vide, sale pour le plaisir d’être sale, sans âme ni tension.
La violence est présente, oui. Frontale, sanglante, viscérale. Mais à quoi bon ? Il n’y a aucun relief psychologique, aucune montée, aucune chute. Juste une suite de scènes de mutilation qui tournent en boucle, sans but, sans émotion, sans regard. Le tueur n’a rien d’iconique. Il est là, masqué, dégoulinant, toutefois creux. Comme le film.
Ce n’est ni dérangeant, ni choquant, ni même vraiment malsain. C’est absolument gratuit. Et, c'est ça, le vrai problème : on ne ressent rien. Pas de peur. Pas de malaise profond. Pas de fascination. Juste de l’ennui et une gêne factice.
Un film qui aurait pu devenir un cauchemar viscéral, mais qui s’enlise dans sa propre boue.
Pas dérangeant. Juste raté.