Val Kilmer dans le rôle de Chris vient de nous quitter à 65 ans le 1/4/25


Heat est un film très violent, Robert De Niro/Nick (Neil McCauley) est le "cerveau" jusqu'au boutiste de l'organisation de braqueurs qu'il gère, y compris leur vie privée et pour certains, leur femme.

Al Pacino est Vincent Hanna, un lieutenant de police obnubilé par Nick et sa bande.

Ces derniers ne font pas dans la dentelle et n'hésitent pas à tuer.

Plus qu'un polar, l'on assiste à une terrible mise en scène où la Vie et la Mort sont étroitement mêlées.

Je n'ai pas envie de répéter wikipedia, ni le synopsis. Tout semble avoir été dit à propos du film.

Je vais m'en tenir à ce qui m'a laissé scotchée durant plus de 3 heures.

D'un côté des tueurs professionnels intéressés par l'argent et l'adrénaline que leur procure leurs méfaits.

De l'autre côté des flics à la vie de famille parfois compliquée, sans cesse sur leurs gardes, cherchant suite au premier carnage, après l'attaque du fourgon blindé, qui a mal tourné, pourquoi ces professionnels n'ont pas pris le temps de prendre l'argent qu'ils visaient.


Al Pacino pense de suite qu'ils étaient chronométrés et que leur timing ne leur a pas permis de dérober l'argent du fourgon mais uniquement des bons au porteur d'une valeur de 1,6 million de dollars.

Le carnage tient au fait que Waingro, dit "l'artiste", embauché au dernier moment par Neil et son équipe de braqueurs, a perdu les pédales et tué les gardes.

Neil part à sa recherche dans un parking pour le tuer mais ce dernier va lui échapper.


Chris rentre chez lui et se dispute avec sa femme Charlène laquelle menace de le quitter.

Neil obtiendra d'elle plus tard qu'elle donne une dernière chance à Chris et lui promet qu'il la mettra à l'abri du besoin si jamais leur couple battait définitivement de l'aile.


Qu'à cela ne tienne, nos quatre compères, décident de braquer une banque de Los Angeles.

Neil met en garde ses "associés" et a envie de "raccrocher". Il leur dit qu'il pense à prendre sa retraite et va jusqu'à leur dire de réfléchir par eux-même s'ils sont prêts à le suivre ou non.

Chris, lui, a vraiment besoin de cet argent et d'un coup d'oeil incite Michael et Trejo à accepter.


Fortuitement, Neil rencontre Eady dans un bar. S'engage ente eux un échange durant lequel Neil lui dit être seul mais pas solitaire et passe la nuit avec elle. De Niro, à sa voix de velours, tombe amoureux et/ou a vraiment l'envie de se mettre au vert et de changer de vie.


De l'autre côté, le policier. Al Pacino/Vincent Hanna commence à avoir des problèmes de couple, sa femme, Justine, lui reproche de ne pas être souvent là.

"Tu ne vis pas avec moi, tu flaires tes proies et je ne comprends même pas pourquoi je reste avec toi"


On revoit De Niro/Neil parler à Eady, laquelle, s'interroge de sa longue absence: "Je suis tout sauf marié" lui dit-il, sans pouvoir lui avouer la vie qu'il mène. "Envole toi avec moi en Nouvelle Zélande, viens avec moi, Est-ce que tu veux venir avec moi?", plus amoureux que jamais ou désireux de changer enfin de vie, lui dit-il.


Chez Vincent Hanna, les reproches pleuvent, en raison de son absence également. Son épouse a besoin de lui et il n'est jamais là. La "touchante" discussion entre eux nous émeut. Al Pacino/Vincent Hanna lui dit: " tu veux un mec normal, un mec qui rentre et te dis : tiens aujourd'hui j'ai arrêté une crapule qui a mis son bébé dans un micro-onde parce qu'il pleurait sans cesse"?

Ces histoires de couples s'imbriquent dans le récit et les braquages et donne à ce polar une dimension humaine.


Hanna et ses collègues arrivent dans une décharge et aux abords d'une raffinerie de pétrole.

Hanna se demande ce qu’ils ont dans le cigare et d'un coup a compris: « Ils jouent aux gendarmes et aux voleurs, c'est nous qu'ils observent ».

Invraissemblable, au cours d'une filature, Hanna va rencontrer Neil McCauley et les deux, dans un face à face poignant vont se dire l'essentiel. Neil : « quoiqu'il arrive, je ne retournerai pas en prison, prêt à tout plaquer dans la seconde s'il le faut ». "Je fais ce que je sais faire et toi, tu poursuis des mecs comme moi", puis Hanna à Neil : «Raccroche une bonne fois»

"C'est ça ou changer de métier, je sais rien faire d'autre", lui répond Neil "Moi non plus" répond Hanna.

Hanna quant à lui n'hésitera pas à lui faire la peau et à l'abattre, surtout après avoir tué des vies innocentes. Il le lui dit.

Je simpifie mais le braquage se prépare. Les policiers perdent la trace des braqueurs.

Un indice leur permet de les retrouver. Pourtant le plan était presque parfait.

Le malheur a voulu que Chris , McCauley et Cherrito répliquent. S'ensuit une tuerie sans nom, un véritable carnage.

Cherrito n'hésite pas à prendre une fillette en otage, tout en tirant à tout va à reculons. Hanna réussit pas miracle à le tuer en évitant l'enfant.


Chris est sérieusement blessé et Neil réussit à le faire soigner.

La planque où il voudra mettre Chris à l'abri est une désolation, des cadavres partout, la femme de Trejo est morte, lui-même en piteux état. Il demande à Neil de l'achever.

Que de morts et si peu de temps pour l'Amour!

Neil dira à Eady : "Je sais que la vie est courte mais qu'on ne sait jamais combien de temps il nous reste. Ce que je sais, c'est que je n'ai plus envie d'aller au bout du Monde sans toi".

Neil convainc Eady de s'enfuir avec lui. Elle obtempère, mais, en route, Neil a encore une dernière chose à faire, régler son compte à Waingro.

Panique, ambulances, voitures de police et Eady perdue, à attendre Neil dans la voiture .

Lorsqu'il arrive à sa hauteur, il se sauve, repéré par Hanna.


Une course poursuite s'engage entre les deux hommes

Neil, éclairé par les phares des avions sur la piste d'atterrissage est abattu par Hanna.

Il a le temps de dire au policier: "Je t'avais dit que je ne replongerais pas".

Dernier plan terrible.

À chaud, le film m'a fait penser à "La chèvre de Monsieur Seguin": Je m'explique: "éprise de liberté, elle s'est échappée et malgré les conseils du bon Mr Seguin, la pauvrette s'est battue tout la nuit, pour, au final, perdre la bataille".

C'est cette alternance de vie privée, avec des moments d'Amour et de vie de famille, de violence, de fascination et de souffle coupé mais d'immense tristesse au fond, qui fait que ce film tient le haut du pavé.

Cette envie que De Niro "raccroche" vraiment.

Deux acteurs excellents face à face: Al Pacino et Robert de Niro, jusqu'au boutistes tous les deux réussissent à nous captiver, émouvoir jusqu'à la fin du film.

De la même veine que "Casino" sorti la même année, mais encore plus violent.

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le 4 avr. 2025

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