Mad Nico et Atomic Amber fightent les satanistes sudistes.
Depuis que Robert Rodriguez et Quentin Tarantino ont remis le Grindhouse au goût du jour, il est de bon ton de produire sa petite série B, voire Z, au pitch délirant et si possible bas du front, histoire d'apporter un peu de fun décomplexé dans un cinéma un brin trop sérieux et surtout, de ne pas avoir à s'excuser de la médiocrité de l'ensemble parce que bon, "c'est fait exprès !". Aaaaaah, c'est pour çaaaaaaaa ? Torché comme un vulgaire DTV des années 90 par le décidément très mauvais Patrick Lussier et parsemé d'effets numériques absolument atroces, "Hell driver" manque sérieusement de la folie furieuse d'un "From dusk till dawn" et de cette rigueur analogique qui rendait les (rares) scènes de poursuites du "Death Proof" de Tarantino si fabuleuses. En l'état, il n'en reste pas moins fun et attachant, ride complètement stupide mais 'igolo à voir entre potes avec une bonne bière en se grattant les parties, d'autant que Nicolas Cage, en grand comédien borderline et sympathique qu'il est, s'en donne à coeur joie aux côtés d'une Amber Heard belle à se damner sur au moins six générations.