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Critique de Hello Goodbye par Gamete
Décidément le tandem Fanny Ardant / Gérard Depardieu ça marche bien!
le 16 avr. 2024
Hello Goodbye interroge, par le prisme de la comédie de mœurs, la judéité dans la France du début du XXIe siècle, soit la nécessité éprouvée par une femme de se raccorder à sa religion non de naissance mais de rattachement – sa belle-mère a la maladresse de le lui rappeler au cours d’un repas – en revenant à la source cultuelle et culturelle située en Israël, loin des assimilations européennes qu’incarnent ladite belle-famille et ses leçons moralisatrices. Le parcours de Gisèle ressemble ainsi à celui d’une éblouie alors qu’il obéit à quelque chose de plus profond et obligatoire ; il s’effectue dans le dépouillement et par opposition au confort bourgeois installé par son mari Alain, synonyme d’un sentiment de perte d’authenticité de la foi dans un Paris huppé et embouteillé.
Le réalisateur la considère comme son annonciatrice et lui refuse tout mystère, toute ambivalence au profit de l’évidente clarté d’un appel sacré ; dès lors, la trajectoire d’Alain devient celle d’un égaré qu’il faut réintégrer au troupeau, et le filmage de son corps déambulant dans différents espaces ne vaut, en somme, que pour le décalage burlesque qu’il fait naître, tenu à l’écart de l’éveil (ou du réveil) spirituel. C’est tout un long métrage qui s’enlise dans la démonstration moralisatrice, desservie par une écriture lourde – elle se revendique pourtant de Woody Allen ! – et par une mise en scène amatrice des plus hideuses. Dommage, car le binôme de comédiens ainsi reformé fonctionnait toujours.
Créée
le 17 avr. 2026
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Décidément le tandem Fanny Ardant / Gérard Depardieu ça marche bien!
le 16 avr. 2024
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