Hellphone a le mérite de s’attaquer, par le genre horrifique, à la dépendance des adolescents au téléphone portable, problématique alors rencontrée en France : la tonalité satirique donne lieu à quelques trouvailles amusantes, tel le choix du lycée Henri-IV comme cadre scolaire qui semble réactualiser La Boum (Claude Pinoteau, 1980) à grand renfort d’emphases numériques ; elle demeure malheureusement éloignée de l’intelligence de Christine (1983), chef-d’œuvre parmi d’autres de John Carpenter et référence convoquée ad nauseam tant dans la symbolique de la couleur rouge que dans l’évolution de son protagoniste. La grossièreté s’impose, sinon la vulgarité – que penser de la séquence de danse dans la cantine ? L’écriture procède par énumération de saynètes mal reliées les unes aux autres, sacrifie ses personnages sur l’autel de l’effet tape-à-l’œil, marque de fabrique de James Huth, à l’origine d’une saturation visuelle et sonore qui devient vite lassante.