Tiré d'un spectacle de music-hall manifestement délirant, le film de Hanry C.Potter donne dans un mode loufoque déjanté qui pourrait parfois rappeler les Marx Brothers si la farce n'était pas aussi puérile et inoffensive.
La comédie est une succession de gags grotesques, de calembours pénibles et de situations vaudevillesques surjouées qui remplissent un film fouillis, un véritable (et volontaire) capharnaüm. Le cinéaste pousse la plaisanterie jusqu'à jouer à saborder son propre film, insère dans le récit des scènes de tournage tout aussi farfelues, implique le projectionniste ou incruste des blagues. Dans ce complet désordre, il est inutile de chercher un quelconque fil directeur, si ce n'est les efforts de deux drôles de zigs (genre les Deux Nigauds, Abbott et Costello) à l'humour et au style préhistoriques, tentant de favoriser, dans une réception bourgeoise, une bluette sentimentale.
Le film a cruellement vieilli ; rien n'est amusant dans cette comédie dont le pendant franchouillard pourrait être, en un peu mieux, les Branquignols. A noter enfin que la version française est cosignée par Pierre Dac (voir l'affiche du film), que son excentricité apparente à celle du film, d'autant qu'un des personnages déambulant tout au long du film lui ressemble étrangement.