Kaufman est un cinéaste atypique et assez rare, mais je crois n'avoir jamais vu un mauvais film signé de lui. Je découvre ici Henry & June, long film de 2h15 sur la passion amoureuse entre Anaïs Nin et Henry Miller, et c'est une nouvelle fois une réussite, un film passionnant et intelligent, beau et troublant, superbement interprété (on sait ou Tarantino est allé chercher une partie de son casting de Pulp Fiction), écrit, filmé et éclairé. Un boulot classique, jamais poussiéreux et plus aventureux qu'il n'y paraît au premier coup d'oeil.
visionnage 2025 - Seconde fois que je le vois et ce film me plait de plus en plus. Je n'ai pourtant aucune appétence particulière pour Nin, Miller, ni même la période, mais ce film me bouleverse essentiellement pour des questions de mise en scène, et de jeux d'acteurs / actrices (Maria de Medeiros et Uma Thurman sont magnifiques, et on sait comment Tarantino a eu envie de les réunir pour Pulp Fiction). Je trouve le film assez proche dans la forme d'Un Thé au Sahara, chef-d'oeuvre de Bertolucci à mes yeux, et pas seulement car il s'agit de deux adaptations littéraires. En parlant de ça, ça me donne envie de revoir L'Insoutenable Légèreté de l'Être, toujours de Kaufman, qui sauf erreur de ma part n'est toujours pas sorti en bluray chez nous, hallucinant !