Après avoir frôlé la mort le réalisateur danois Nicolas Winding Refn déboule sur la croisette hors compétition avec un son compte neofuturiste "Her Private Hell". Mais malheureusement le cinéaste fétichiste est venu sans un "driver", tant cette fiction ultra esthétique Prada/Vuitton/Channel est une pathétique sortie de route (excepté une baston qui évite de peu le ridicule) où chaque panneau publicitaire en forme de cinéma indique la misogynie mâle gaze, avec des personnages féminins artificiels sans intelligence.
Ces femmes minaudent et perorent niaisement au travers d'histoires dont on ne tient absolument pas contes !
Son esthétique giallo cosmétique fait toc et les idioties se répondent du tac au tac dans des chambres d'hôtels perdues dans la brume comme le cerveau absent de NWR empli de symboles creux accompagnes par une utilisation ridicule de la bande sonore.
Le récit est nébuleux, l'homme en cuir ne fait pas fantasmer et la narration creuse sans trouver un fond de baril d'idées autres que des fantasmes d'auteur posés sur le papier glacé d'un cinéma qui n'est même plus glaçant juste une vision cinématographique d'un mâle aussi bêta qu'alpha !
NWR avait promis de nous faire pénétrer son enfer privé, il est superficiel, gênant et pénible !