Ça ne sert à rien de s'enerver : le film ne demande que ça. Il éprouve volontairement la patience du spectateur à force d'étirement de séquences absconces.
Dans un monde de fantaisie sans imagination, aux décors cheaps et aux fonds verts baveux, vivent des poupées de fantasme habillées avec les fonds de caisse de retours de défilés de mode : maquillages à paillettes, bijoux de pacotille.
Une brume commode cherche à faire passer la vacuité pour de l'onirisme. Imageries volées à Lynch sans la transcendance ; à Argento sans l'esthétisme ; à Mandico sans la fièvre transgenre ; au Coppola de Megalopolis sans la démesure ; aux pubs Dior sans l'élégance ; aux Power-Rangers, sans le rythme pop...
Vanité catatonique qu'essaient vainement d'animer de vagues pulsions de désir ou de mort. Mais l'encéphalogramme reste desespérement plat.