Ce documentaire s’appuie sur les témoignages de Herbie lui-même mais aussi sur ceux de Roy Hargrove, Wayne Shorter et Marcus Miller qui nous raconte la 1ère fois qu’il a entendu la ligne de basse de « Chameleon » (jouée au synthé !). Intéressant tant la carrière de Herbie est riche d’expériences variées, de Donald Byrd à Miles puis les Headhunters, le VSOP et les aventures en différentes formations, duo, trio et même orchestre symphonique ces dernières années pour jouer Gershwin. Un musicien complet et aventureux qui n’a jamais aimé le surplace et motivé avant tout par la curiosité. C’est d’ailleurs ce qui l’a amené à tomber dans le crack pendant quelques années mais il a su s’en sortir, poussé par sa famille, au prix d’une cure de désintoxication. Ça n’a heureusement pas entamé sa créativité et à 85 ans, en 2025, il revient cet été en tournée des festivals en France (la Défense, Marciac). Pour l'avoir vu à la Défense, il a mis le feu accompagné d'un groupe d'exception (Lionel Loueké, Terence Blanchard...) et le Maître se permet même à la fin de danser sur scène et de courir pour saluer!!! À ne surtout pas louper car les musiciens qui ont écrit l’histoire du jazz des 60 dernières années ne sont plus si nombreux. Documentaire quand même court, les morceaux sont réduits à quelques extraits un peu frustrants ; c’est plus un agréable survol, dommage. Chacune de ses périodes aurait pu donner lieu à un traitement plus complet (en série, pourquoi pas, comme cela a été fait pour Wayne Shorter ?).