Jeune réalisateur, Matias Pineiro a déjà tourné 7 films en 5 ans. Argentin, il vit cependant à New York et son cinéma, plutôt léger, fait penser à certaines comédies américaines. Avec un petit côté truffaldien, aussi, mais sans trop d'humour, hélas. La touche de fantaisie est bien présente mais elle semble forcée alors que le côté mélancolique est plutôt mieux assumé. Le va et vient entre Buenos Aires et New York, le passage d'une héroïne à une autre, tout cela parait-il inspiré par Le songe d'une nuit d'été de Shakespeare, n'est pas aussi bien huilé que le souhaiterait sans doute son metteur en scène. Le film est très souvent en saturation de dialogues comme s'il fallait absolument accélérer le rythme pour acquérir de la profondeur. C'est dans les moments muets, plus élégiaques, que le film trouve enfin sa respiration. Hélas, ils sont trop rares.