Hi-Five s’inscrit dans la longue tradition des détournements du film de super héros, sans jamais aller jusqu’à la véritable satire. Le film adopte un ton résolument cartoon et grotesque, et raconte l’histoire de 5 personnes ordinaires qui se retrouvent dotées de pouvoirs après des greffes d’organes provenant d’un mystérieux donneur.
La première partie est plutôt réussie : le rythme est efficace et la comédie fonctionne bien. Malheureusement, avec l’apparition du grand méchant, le film perd en dynamisme. Le timing devient plus poussif et s’engage alors sur une trajectoire ultra colorée menant à un final aussi attendu que confus.
L’intrigue secondaire impliquant une secte ne colle pas totalement avec l’univers que le film avait commencé à construire, mais elle ne parvient pas non plus à faire complètement dérailler l’ensemble. Si le rythme s’alourdit et que certaines idées paraissent plus convenues, Hi-Five conserve malgré tout une énergie sympathique et un côté cartoon pleinement assumé, avec un combat final plus proche de DBZ que d’un film Marvel.
Hi-Five amuse par moments avec quelques bonnes idées, mais le film s’éparpille trop et peine à tenir sur la durée. Un film plaisant, mais vite oubliable.