Deux ans après son fabuleux Razorback, petit bijou du cinéma fantastique qui mettait en scène une chasse sauvage dans les décors désertiques de l’Australie, le cinéaste Russell Mulcahy (Ricochet, Resident Evil : Extinction) réalise un autre film marquant des années 80, son chef-d'œuvre. Highlander traite de manière originale de l’immortalité, entre l'Ecosse du XVe siècle et le New York de 1985.
Ici, les immortels doivent se battre à l'épée jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un. Ils ne peuvent mourir que si leur tête est tranchée ! Le dernier gagnera le Prix !
Film fantastique culte de la conscience populaire, cette légende écossaise servira de base à une saga de plusieurs séquelles de bien piètre qualité (Highlander le retour, Highlander 3, Highlander : Endgame et Highlander : Le Gardien de l'immortalité) ainsi que des séries télévisées. Dans le rôle de Russell Edwin Nash, ou devrai-je dire Conrad Macleod notre frenchy national Christophe Lambert (Subway, Résurrection) parti dès 1984 pour le cinéma international en incarnant le personnage de Tarzan dans Greystoke, la légende de Tarzan, avec lui une autre légende du cinéma Monsieur Sean Connery (Pas de printemps pour Marnie, Rock), Roxanne Hart (Le Verdict, Ce cher intrus), Clancy Brown (Starship Troopers, Warcraft : Le Commencement), Beatie Edney (Au nom du père, Miss Pettigrew), Jon Polito (Miller's Crossing, Big Eyes) et Sheila Gish (Quartet, Highlander : Endgame).
Je suis Conrad Macleod du clan MacLeod !
Connor Macleod est un immortel. Il traverse les Âges depuis son Écosse de 1536, multipliant les rencontres, les expériences et les combats...Car depuis plus de 400 ans Macleod affronte dans des luttes sans merci d'autres immortels pour remporter le Prix. Le seul moyen de les tuer est de leur trancher la tête et c'est ce qu'il s'évertue à faire depuis des siècles tout comme son ennemi juré : le Kurgan, un guerrier sadique ayant tué la majorité des immortels. C'est dans le New York de 1986 que Macleod prépare le combat ultime qui fera de lui le dernier des immortels. Il ne peut en rester qu'un.
Bonne fête des morts, mesdames !
Un premier opus fort intéressant, émouvant et bien écrit, le tout est bien sûr très stylisé eighties. Lambert entre dans la légende et trouve l'un de ses meilleurs rôle et Mulcahy quand à lui, génial réalisateur encensé par la critique de l'époque perdra tout appui du public et du tout Hollywood cherchant un coupable avec le piètre Highlander, le retour qui sortira tardivement en 1991 avec un autre de ses films, Ricochet. Pas mal de bons points, donc, à l'actif de ce film au scénario agréable et original. La musique celtique et grandiose de Michael Kamen, associée aux chansons du groupe Queen (Princes of Universe et Who wants to live forever) font toujours leur petit effet et donne une vraie grandeur épique à l'ensemble.
Quarante ans après sa sortie, Highlander ne s'est pas bonifié avec le temps, c'est dommage car les effets spéciaux, le montage et la chorégraphie des combats ont prit du plomb dans l'aile mais l'œuvre se laisse toujours regarder avec un relatif plaisir nostalgique et ce n'est déjà pas si mal.
Il ne peut en rester qu’un !