Ce n’est pas le film le plus connu avec super Bébel et pour cause : c’est en effet une daube particulièrement daubée ! un polar qui voudrait avoir l’air mais qui n’a pas l’air du tout, ou alors l’air de rien du tout. Un nanar de paumards qui s’ignore(nt) en somme !
Il faut dire que c’est d’après un bouquin de José Giovanni, le gars spécialisé dans les vieux polars poussifs de crevards à deux balles. Et pour faire bonne mesure, ou plutôt pour aggraver encore un peu plus la situation (déjà lamentable), la réalisation a été confiée à l’un des nombreux endormisseurs et/ou incompétents du cinéma français en déclin : Robert Enrico !
Pas étonnant donc que le bousin se traîne comme une tortue sous Xanax… Il y a certes de l’action ici et là pourtant mais ces séquences s’avèrent d’un ridicule sans nom qui feraient presque passer ce navet pour une vague comédie satirique… si seulement l’on avait l’imagination nécessaire pour l’imaginer… c’est bien sûr impossible avec cette espèce de vrai téléfilm aux dialogues d’ailleurs navrants et lénifiants à la fois.
Du coup, si Belmondo fait ce qu’il peut, il ne peut pas grand-chose dans ce naveton mollasson qui m’a, je dois le dire, un peu énervé, un petit peu quand même. Bébel perd son temps là-dedans mais pas que lui, tout le monde en fait, y compris le spectateur passé, présent et à venir : espèce de vieille daubasse grotesque, du début à la fin !