Avec Hokusai, Hajime Hashimoto tente de retracer la vie du célèbre artiste japonais, mais livre finalement un biopic trop lisse et décousu pour véritablement captiver.
Le film bénéficie pourtant d’une photographie splendide, particulièrement dans les séquences où Hokusai âgé voyage seul. Ces plans, empreints de poésie et de mélancolie, rappellent la puissance visuelle que peut offrir le cinéma japonais. Malheureusement, cette qualité ne suffit pas à rattraper une narration brouillonne et un traitement superficiel du sujet. Plutôt que d’explorer en profondeur le processus créatif ou les tourments du peintre, le récit enchaîne les événements sans réel fil conducteur, rendant l’ensemble frustrant et difficile à suivre.
L’approche trop académique du film empêche toute prise de risque, que ce soit dans la mise en scène ou dans l’écriture. On a l'impression que dans Hokusai, Hashimoto se contente d’une succession de scènes convenues, sans véritable implication émotionnelle.
Au final, malgré quelques fulgurances visuelles, le film ne parvient ni à enrichir notre regard sur Hokusai, ni à offrir une expérience marquante. Un portrait trop sage pour un artiste aussi révolutionnaire.