Une fois de plus, Alberto de Martino surfe sur le succès des autres, ici celui de La malédiction de Richard Donner sorti en an plus tôt en 1976 et, comme d’habitude, il s’en tire plutôt bien et réalise un film tout à fait convenable, un thriller fantastique au parfum écologique assez prononcé (la science, et surtout le nucléaire, c’est le diable) qui aurait pu être produit par un lobby anti-nucléaire. Certaines séquences sont même très réussies, notamment toutes celles qui se déroulent dans l’hôpital psychiatrique aux parois de verre et aux mur blancs.
Bien sûr il faut avaler son lot de bondieuseries, mais elles sont difficilement évitables dans ce genre de film. Alberto de Martino a bénéficié d’un budget manifestement confortable mais les effets spéciaux sont au final assez rares car le réalisateur délaisse le spectaculaire et privilégie intelligemment le suspens. Ce budget permet un beau casting dont la présence de la sublime Agostina Belli.
Seule la fin, assez abrupte et inattendue, peut décevoir puisque nous ne saurons pas si Angel Caine, l’Antéchrist va parvenir à réaliser ses plans c’est-à-dire à provoquer l’apocalypse. Une fin alternative, présentée en bonus de la bonne édition du film par Le Chat qui fume montrait Robert Caine (Kirk Douglas) se faisant sauter avec tout le conseil d’administration de son entreprise désormais dirigée par son démon de fils. Le choix de cette fin ouverte est-il dû à l’idée d’ouvrir la porte à une suite ? C’est possible mais, à ma connaissance, elle n’a jamais été réalisée.