5
le 8 août 2018
SuivreUne vaste fumisterie
Plusieurs sœurs se rendent en Inde pour un voyage de quelques jours. Toutes veulent rentrer sauf une : Ruth, qui semble comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle culture pourtant si éloignée de...
Eclairé par une critique très favorable, j'ai décidé de regarder ce film de Jane Campion. Le début est intéressant, qui voit une jeune australienne (la britannique Kate Winslet de Titanic) partie en Inde pour un voyage et y rester pour rejoindre l'entourage d'un gourou. La perspective d'analyse du trajet d'une occidentale, australienne de surcroît, dans une Inde spirituellement fantasmée était alléchante.
Hélas pour Kate Winslet (et aussi pour nous) elle retrouve l'Australie sous la pression manipulatrice de ses parents qui la confient à un "spécialiste" étasunien de la désintoxication spirituelle. L'occasion restait belle de confronter l'Australie à ses démons sociaux, mais on assiste à une dégringolade psycho-sexuelle malsaine jouant des feux croisés entre la jeune Australienne et son rééducateur presque autant à l'ouest qu'elle. La confrontation devient alors un enjeu de tordus qui oublie les thèmes socio-culturels pourtant séduisants qu'aurait pu nous offrir en plat de résistance la réalisatrice. La fin du film se passe à se demander qui est le plus détruit des deux protagonistes (sans parler de la famille de l'héroïne, une bande de Tuche coincés entre la religion et les obsessions sexuelles) et qui va finir par baiser l'autre et comment. J'ai eu l'impression que Jane Campion avait des comptes à régler avec les Australiens et leurs moeurs et qu'elle s'est servie des spectateurs pour vomir son dégoût. Le film a aussi pas mal vieilli, malgré sa relative jeunesse. Du temps perdu, quoi.
Créée
le 16 févr. 2025
Critique lue 62 fois
5
le 8 août 2018
SuivrePlusieurs sœurs se rendent en Inde pour un voyage de quelques jours. Toutes veulent rentrer sauf une : Ruth, qui semble comme un poisson dans l’eau dans cette nouvelle culture pourtant si éloignée de...
10
le 2 janv. 2019
SuivreUn film où tout le monde manipule tout le monde et où le démanipulateur se fait manipuler à son tour et ainsi de suite. Et pendant que nos deux héros se déchireront au non d'un prétendu sens de la...
7
le 23 avr. 2018
SuivreJe découvre peu à peu la filmographie de Jane Campion, et il m'est toujours difficile de m'en faire une idée précise. D'autant que si « Holy Smoke » est peut-être l'une de ses œuvres les moins...
4
le 30 oct. 2025
SuivreAstérix, terre de contrastes. Avec L'Iris blanc, Fabcaro et Conrad sortaient la série culte de l'ornière de l'exploitation commerciale avec un scénario facétieux à la Goscinny porté par un dessin...
8
le 14 janv. 2024
SuivreJ'écris cette critique en janvier 2024, mais j'ai fait partie de la première vague de gens à avoir vu ce documentaire dans le "secret" de leur ordinateur. Plus de trois ans, c'est long, mais c'est...
9
le 26 déc. 2023
SuivreC'est de mémoire que je fais cette critique car il y a bien longtemps que je l'ai revu. Et puis je n'ai jamais lu le livre source d'Umberto Eco et sans doute cette dimension peut elle manquer à une...