Découvert en 2008 avec l'excellent "The Chaser", devenue une référence du genre, le réalisateur ne cesse de confirmer son talent depuis avec "The Murderer" (2010) puis l'étonnant "The Strangers" (2016). Pour son quatrième long métrage "Hope", le cinéaste coréen, à l'honneur de la Compétition avec l'espoir de figurer en bonne place au palmarès.
Le moins que je puisse écrire quelques heures après sa projection c'est que mon cerveau comme les échos de la Croisette sont encore retournés, de ce que mes pupilles dilatées de bonheur ont pris en plein face, comme un diabolique coup de pied aux fesses devant cet hallucinant film alliant le fantastique et la science fiction de manière ahurissante.
La splendide séquence d'ouverture apparaît comme un clin d'œil à "Mémories of murder" (2003) de Bong John-Hoo, mais cette fois-ci avec un cadavre de bœuf qui présente des lacérations particulièrement inquiétantes dans sa chair purulente.
Puis le récit passionnant s'emballe grâce à un redoutable montage et l'ambitieuse mise en scène emplie d'impressionnants mouvements de caméras mute de manière prodigieuse, pour offrir 45 minutes magistrales d'une séquence de course-poursuite ahurissante, comme rarement vu lors de ces 20 dernières années cinématographiques.
Tout le reste du film offre un divertissement d'une intensité rare, où les moments spectaculaires se succèdent à un rythme effréné en mélangeant les genres, passant allégrement du thriller au fantastique, de la farce au gore science-fictionnel avec une maestria étourdissante peu commune.
Hope, village portuaire devient le théâtre dèlirant d'un nouveau blockbuster jubilatoire qui semble marquer le début d'une future survival saga. En attendant la suite ne boudez pas votre plaisir d'aller découvrir cette œuvre monstrueusement jouissive, frissons et plaisirs garantis !