Hope
6.9
Hope

Film de Na Hong-Jin (2026)

Hope était attendu comme le messie en compétition au dernier Festival de Cannes 2026 et a incontestablement constitué l’un des grands buzz de ce cru 2026.


Dix ans, qu’un certain public attendait ce nouveau long-métrage de Na Hong-jin, depuis The Strangers (2016), (toujours) son chef-d’œuvre à ce jour.


Résultat ? Une œuvre totalement folle, qui risque pourtant de désarçonner les fans de la première heure en assumant pleinement sa nature de pur film d’action, sans grande subtilité ni finesse — hormis dans sa mise en scène d’une précision extrême, qui en fait sans doute l’un des tout meilleurs représentants du genre à l’échelle mondiale, rien que ça.


Mais encore faut-il accepter de se retrouver face à un simple décalque des gros blockbusters hollywoodiens, tourné avec un budget dix fois inférieur ; d’où des effets spéciaux qui demeurent parfois largement en deçà des standards actuels des productions américaines et desservent le projet.


Ce qui n’empêche pas qu’à mes yeux, le film pourrait bien révolutionner profondément l’industrie du cinéma coréen actuel — ou, à tout le moins, la sortir de sa forme de léthargie. Il pourrait même devenir le premier film coréen — voire asiatique, voire mondial — à véritablement faire exploser le box-office américain, à condition que le distributeur US Neon fasse correctement son travail.


Il se murmure d’ailleurs déjà que la version de 2h40 présentée au Festival de Cannes 2026 pourrait être amputée d’au moins quarante minutes, voire d’une heure ; ce qui reste toujours regrettable pour la vision de l’artiste, mais ne nuirait absolument pas à la compréhension du film — et pourrait même le rendre plus efficace en resserrant une action qui, dans cette version originale, tend parfois à s’étirer, se répéter et se diluer.


*********SPOILER ALERT : ne lisez la suite qu’après avoir vu le film**************


LE PROBLEME A TROIS CORPS

The Chaser (2008), The Murderer (aka Yellow Sea, 2010), The Strangers (aka The Wailing, 2016)… En seulement quatre films réalisés en dix-huit ans, Na Hong-jin s’est pourtant imposé comme l’un des plus grands cinéastes du cinéma coréen contemporain, aux côtés d’autres figures majeures comme Bong Joon-ho, Park Chan-wook ou Kim Jee-woon.


Dix années se sont déjà écoulées depuis son précédent film — une longue absence qui s’explique autant par le perfectionnisme du cinéaste, réputé pour prendre tout le temps nécessaire au développement de chacun de ses projets, que par la pandémie de Covid et ses répercussions sur l’industrie cinématographique coréenne, lesquelles ont considérablement retardé le lancement du tournage de Hope.


S’y ajoutent les nombreuses accusations de comportements problématiques sur certains tournages — en particulier celui de The Strangers — émanant de techniciens, d’actrices et d’acteurs. L’acteur Jun Kunimura serait même, selon plusieurs récits, rentré au Japon, excédé par l’attitude du réalisateur, avant de finalement se laisser convaincre de revenir terminer de tourner le film.


Et malgré cette forme de purgatoire professionnel de dix ans, il semblerait malheureusement que Na Hong-jin n’ait pas réellement changé d’attitude et de comportement sur le tournage de Hope…


À l’origine, Na Hong-jin souhaitait une nouvelle fois surprendre en réalisant un film radicalement différent de ses précédentes œuvres. Là où The Chaser explorait le mal tapi au cœur de l’être humain et où The Strangers abordait des questions politiques et religieuses, il a cette fois voulu s’attaquer à quelque chose de bien plus vaste : l’univers et l’universalité même de l’être humain, à travers l’explosion des violences un peu partout dans le monde, les guerres de son époque — comme celles, potentielles, à venir — afin de réfléchir aux causes profondes des dérives contemporaines et à la manière dont les catastrophes naissent, se propagent et finissent par s’amplifier.


D’où sa décision d’introduire des extraterrestres dans le récit : une entité étrangère absolue, permettant d’interroger la manière dont les humains accueilleraient une présence radicalement autre. Dans l’univers du film, la réaction est immédiate : la violence surgit avant même toute tentative de compréhension, les intentions et comportements de ces êtres étant d’emblée perçus comme « hostiles ».


Sur le papier, l’idée pouvait sembler un brin naïve, mais on avait foi dans la richesse des questionnements qui traversaient les précédents films de Na Hong-jin. Le choix de situer l’action dans un village proche de la frontière entre les deux Corées laissait également espérer une métaphore plus profonde sur la division du pays et le regard personnel du cinéaste sur le conflit coréen. Las, on comprend rapidement qu’il n’en sera rien : ce cadre géographique n’a manifestement été choisi que pour son isolement extrême, coupé de toute communication extérieure et éloigné de toute aide susceptible d’arriver rapidement depuis le reste du pays.



ACTION !...COUPEE

Car l’autre ambition du réalisateur résidait également dans sa volonté d’explorer différentes manières de mettre en scène l’action, en la confrontant à des environnements variés et à des configurations spatiales constamment renouvelées.


Le film se découpe ainsi, grosso modo, en trois grandes parties : la première — d’environ une heure — se déroule à pied et en voiture, dans un environnement urbain ; la seconde, longue d’une bonne quarantaine de minutes, prend place, notamment à dos de cheval au cœur d’une forêt ; tandis que la dernière, là encore d’une quarantaine de minutes, se déroule presque entièrement en voiture, sur une route.


Honnêtement, à ce niveau-là, le pari est totalement réussi : toute la première heure — tant que le « danger » demeure invisible — constitue un véritable bijou de mise en scène. Na Hong-jin s’amuse à confronter son personnage principal à une menace dont il ne perçoit que les actes et les conséquences : une ville ravagée en quelques instants, des maisons détruites, des corps et des carcasses de voitures projetés dans tous les sens, une empreinte de patte ensanglantée…


Le résultat force l’admiration par sa capacité à créer un suspense d’une tension extrême sans jamais montrer frontalement quoi que ce soit. L’imaginaire du spectateur s’emballe alors très vite, à l’image du personnage principal arpentant ce terrain dévasté, et se met à envisager le pire du pire.


L’une des séquences les plus réussies demeure d’ailleurs celle de l’alliance avec le groupe armé, à bord de la camionnette : tous semblent apercevoir la créature, tandis que notre héros — presque ridicule dans son refus ou son incapacité à affronter l’horreur — paraît incapable de regarder le Mal en face.


La découverte de l’ennemi, au final, en devient presque décevante, tant elle fait s’effondrer une partie de notre propre imaginaire — un écueil classique de tous les films reposant sur ce type de mécanique narrative. Comme lorsqu’Alien finit par montrer sa créature, ou lorsque le requin tant redouté de Les Dents de la Mer (Steven Spielberg, 1975) révèle soudain ses limites de fabrication.


Déception également pour les amateurs de culture populaire asiatique, qui ne verront dans cette première créature qu’un pâle décalque des envahisseurs aperçus dans L'Attaque des Titans, tant dans ses adaptations animées que live japonaises.


Hope aurait quasiment pu s’arrêter à la fin de cette première partie, car la suite n’est finalement qu’une répétition de cette première partie : un combat contre des créatures dans une forêt, avec la plus-value de la présence des chevaux, qui donnent malgré tout lieu à d’incroyables courses-poursuites au milieu des bois face à plusieurs créatures aux pouvoirs différents ; puis une dernière confrontation sur une route sans fin, probablement la plus faible des trois grandes séquences d’action, tant elle s’éternise autour d’un simple canardage de la créature courant derrière la voiture.


La version de 2h40 était donc absolument grisante à découvrir sur grand écran : quasiment deux heures quarante d’action non-stop, parfaitement mises en scène. Mais cette déferlante finit aussi, inévitablement, par lasser une partie du public. D’ailleurs, Neon, chargé de la distribution américaine, a déjà laissé entendre qu’un futur remontage pourrait couper entre quarante minutes et une heure de la version originale afin de resserrer l’action et éviter toute sensation de saturation.


Honnêtement, cela n’enlèverait finalement pas grand-chose au récit, tant le propos demeure relativement mince et tant il existe de matière à élaguer au sein des différentes séquences d’action sans réellement nuire à l’ensemble. En tant que cinéphile et ardent défenseur de la vision artistique des auteurs, je ne devrais probablement pas écrire cela — mais en étant parfaitement honnête, c’est malgré tout la conclusion à laquelle j’en arrive – et que je détaille plus bas dans le texte.


IDIOLOGIE

Et c’est peut-être là la plus grande critique que l’on puisse adresser à Hope : son manque flagrant de contenu, voire d’originalité, au point de parfois donner l’impression de singer ce que les blockbusters américains ont produit de pire ces dernières décennies, à savoir privilégier la forme au détriment du fond — particulièrement dans le domaine du pur cinéma d’action.


On pouvait pourtant espérer de Na Hong-jin une approche plus ambitieuse, capable de proposer un véritable film d’action traversé par un réel propos, plutôt qu’une œuvre se consacrant presque entièrement à l’efficacité spectaculaire de ses séquences d’action.


En revenant sur la durée des trois grandes parties, le calcul est vite fait : en enchaînant une heure, puis deux segments de quarante minutes de pure action, il ne reste finalement qu’une vingtaine de minutes consacrées à des moments plus calmes et posés et l’exposition et le développement des personnages. Concrètement, cela se résume surtout à une longue introduction chargée de poser le héros et quelques personnages secondaires, qui disparaissent d’ailleurs presque aussi vite qu’ils ont été introduits.


Il est d’ailleurs assez sidérant de constater le peu de temps accordé au personnage principal féminin : d’abord réduite à une simple voix, en tant qu’assistante du héros masculin, elle est ensuite esquissée en quelques plans comme la « badass » de service, surgissant opportunément avec un fusil à pompe, avant de ne plus réellement exister qu’à travers des scènes où elle canarde les créatures en les abreuvant d’insultes d’une vulgarité encore rarement entendue dans un blockbuster coréen.


Il y a ensuite cette séquence de transition entre la première et la seconde partie : un moment-clé assez étrange, reposant sur un humour franchement potache, voire vulgaire, manifestement pensé pour contrebalancer le ton beaucoup plus sombre et tendu du reste du film. Une parenthèse qui risque d’ailleurs, à mon humble avis, de faire partie des premières coupes d’un éventuel remontage destiné à l’international.


Et enfin viennent les dernières séquences consacrées aux extraterrestres, en toute fin de film, destinées à expliquer leur présence sur Terre ainsi que les raisons de leurs agissements, jusque-là mal interprétés par les humains, avant d’ouvrir clairement la porte à une éventuelle suite.


Encore une fois, à partir du moment où l’on accepte de se retrouver face à un pur produit de divertissement et d’action aussi bourrin que Hope, le développement des personnages devient presque secondaire. Mais, comme dans le cas de Colony de Yeon Sang-ho, qui souffre d’un problème similaire, cette faiblesse prive également le film d’une véritable dimension empathique envers ses héros, et amoindrit par conséquent la tension ainsi que le suspense liés à leur survie face au danger.


Et, encore une fois, j’ai davantage de mal à pardonner cela à Na Hong-jin, dont on connaît la capacité à étoffer avec finesse la psychologie de ses personnages, comme il le faisait par exemple dans The Chaser, ce qui rendait justement ce film infiniment plus dense et marquant à mes yeux.


EFFETS ET GESTES

Enfin, dernière « surprise » : celle de voir le film assumer sans plus aucune vergogne son glissement vers le pur blockbuster américain dans toute sa dernière partie, en lorgnant très ouvertement du côté de la franchise Avatar de James Cameron, aussi bien dans le design des créatures que dans le message soudainement plus « humaniste » du récit — et vraisemblablement dans la direction que pourrait emprunter une éventuelle suite.


Personnellement, je trouve assez génial d’avoir réussi à convaincre des stars internationales comme Taylor Russell, Cameron Britton, Alicia Vikander ou encore Michael Fassbender d’apparaître… sous forme d’êtres numériques ! C’est presque le hold-up du siècle et cela risque bien de faire parler lors de la sortie américaine du film…


Mais encore aurait-il fallu parvenir à rivaliser réellement avec les blockbusters américains — et force est de constater que, dans les faits comme dans les effets, Hope en est encore loin. Les extraterrestres apparaissent clairement en deçà des standards mondiaux actuels, plus encore depuis la révolution technologique imposée par la franchise Avatar en matière d’images de synthèse et de création numérique.


Je conçois évidemment que, même en étant le film le plus coûteux de toute l’histoire du cinéma coréen, son budget demeure près de dix fois inférieur à celui d’un blockbuster hollywoodien contemporain. Mais le savoir-faire technique coréen ne semble pas encore totalement au niveau sur ce terrain précis — et j’irais même jusqu’à dire que certains films spectaculaires chinois récents proposaient des effets spéciaux plus convaincants.


C’est assurément l’un des autres talons d’Achille du film, et probablement un élément qui risque de le desservir lors de sa future sortie mondiale.


A LA CONQUETE DE L’OUEST

Malgré les quelques défauts énumérés plus haut — qui relèvent finalement davantage d’une légère déception face au travail artistique de Na Hong-jin au regard de ce qu’il avait accompli par le passé — je persiste à penser que Hope pourrait bien révolutionner non seulement l’industrie cinématographique coréenne, mais peut-être aussi l’industrie mondiale.


Pourquoi ? Parce que je crois qu’aucun réalisateur asiatique — voire aucun cinéaste international hors Hollywood — n’aura jamais été aussi proche de véritablement « craquer » le box-office américain. Et certainement pas en Corée.


La conquête du box-office américain par les Coréens ne date pas d’hier, et j’ai d’ailleurs consacré tout un chapitre de mon livre Hallyuwood à cette question. Entre les films tournés directement sur le sol américain afin de séduire d’abord le public local grâce à une « touche exotique », puis d’espérer vendre ces productions aux États-Unis via la présence d’acteurs occidentaux au casting ; l’attaque beaucoup plus frontale de l’improbable nanar de luxe D-War : La Guerre des Dragons en 2007 par Shim Hyung-rae ; ou encore les tentatives de cinéastes comme Bong Joon-ho, Park Chan-wook ou Kim Jee-woon de réaliser directement des productions américaines, la liste est longue — mais s’est presque toujours soldée, au mieux, par des demi-succès, et le plus souvent par des échecs.


Et j’avoue ne pas croire une seule seconde au nouveau projet de Don Lee, parti tourner Pig Village (Lee Sang-yong) — attendu pour la fin d’année 2026 — dans un village situé près de la frontière mexicaine, où son personnage devra affronter, en tant qu’unique Asiatique, des Occidentaux au cours de combats de type MMA.


La force de Na Hong-jin est justement de ne pas y être allé par quatre chemins, mais d’avoir tout simplement calqué le modèle du blockbuster américain directement en Corée. Certes, ce n’est pas une première — il suffit de penser à Nom de Code : Shiri de Kang Je-gyu (1999), qui avait déjà tenté — et réussi — une démarche similaire.


Mais, la plupart du temps, ces films adaptaient surtout la formule hollywoodienne à l’échelle coréenne afin de séduire avant tout le public local à travers des recettes déjà éprouvées.


Na Hong-jin a réussi à obtenir le plus gros budget de toute l’histoire du cinéma coréen afin de se donner les moyens de rivaliser avec les blockbusters américains. Et surtout, il choisit de raconter une histoire fondamentalement occidentale, centrée sur une invasion extraterrestre à très grande échelle — un genre qui n’est ni véritablement identifié, ni particulièrement populaire auprès du public coréen, comme l’ont déjà démontré les nombreux échecs rencontrés par la plupart des productions de science-fiction locales.


Na Hong-jin n’en a cure : son ambition semble clairement tournée vers la conquête d’un très large public mondial.


Et la réussite, à mes yeux, réside justement dans le fait qu’il parvient non seulement à livrer l’un des meilleurs films d’action jamais réalisés, tous pays confondus, grâce à une mise en scène extraordinaire, parfaitement ciselée et d’une lisibilité exemplaire — à l’opposé des immenses bouillies visuelles devenues la norme dans nombre de productions Marvel — mais aussi à démontrer de manière éclatante tout le savoir-faire coréen en matière de production value.


Le soin et la qualité apportés aux produits coréens — qu’ils soient culturels, électroniques, cosmétiques ou alimentaires — constituent d’ailleurs l’une des clés majeures du succès de la vague hallyu au cours de ces trois dernières décennies.


Hope en constitue une preuve éclatante : le film démontre à l’industrie mondiale du cinéma commercial qu’un blockbuster peut encore être synonyme de qualité. Que ce ne sont ni les dizaines, ni les centaines de millions de dollars investis qui garantissent la réussite d’un produit, mais bien le soin apporté à sa fabrication.


Le film profite également de l’engouement mondial toujours très fort pour la Corée afin d’infuser ce récit pourtant extrêmement formaté et standardisé d’invasion extraterrestre avec quelques éléments désormais immédiatement identifiables par le grand public comme typiquement coréens : le mélange des genres, certaines ruptures de ton, ou encore cette forme de grotesque assumé.


Autrement dit, Na Hong-jin réinjecte cette fameuse petite touche d’exotisme qui fait, une fois encore, toute la différence.


Il ne reste désormais plus qu’à Neon à jouer intelligemment sa partition en orchestrant une campagne marketing efficace et en vendant le film pour ce qu’il est réellement : un blockbuster extrêmement formaté, certes, mais remarquablement mis en scène et doté de cette « petite touche en plus » qui le distingue de la concurrence.


À mes yeux, e comme je l’ai évoqué plus haut, un remontage destiné à resserrer l’action et à atténuer certains passages d’humour particulièrement vulgaires — ou simplement moins accessibles à un public international peu habitué à ce type de tonalité coréenne — constituerait même une nécessité absolue d’un point de vue purement économique.


Et l’éventuel succès mondial du film pourrait avoir l’effet d’une véritable bombe au sein de l’industrie cinématographique coréenne : cela démontrerait que le cinéma coréen est enfin capable de sortir de son statut encore relativement « communautaire », malgré l’immense popularité internationale des productions coréennes au cours des dernières années.


Car, en dépit de leur rayonnement culturel mondial, les films coréens n’ont jamais réellement réussi à « craquer » le box-office occidental à grande échelle. Même Parasite de Bong Joon-ho — pourtant phénomène historique — n’a rapporté « que » cinquante millions de dollars sur le territoire américain, ce qui reste colossal pour un film coréen, mais demeure sans commune mesure avec les performances habituelles des grands blockbusters hollywoodiens.


Hope pourrait ainsi devenir le premier véritable blockbuster coréen capable de conquérir l’Ouest.


Cela impliquerait évidemment des investissements bien plus conséquents — et donc des risques financiers d’autant plus difficiles à amortir — mais ouvrirait également la perspective de revenus sans commune mesure avec ceux traditionnellement générés par le marché coréen seul.


Je ne dis pas que cela serait nécessairement bénéfique pour le cinéma coréen — notamment d’un point de vue artistique — mais cela constituerait assurément une nouvelle étape dans l’évolution spectaculaire de son industrie cinématographique.


Et je pense que nous n’avons d’ailleurs pas fini d’entendre parler de la Corée non plus du côté de la fulgurante évolution de l’IA : le pays n’en est pas encore au stade de bouleverser totalement le secteur, mais il s’y prépare activement depuis longtemps, en investissant massivement et avec une véritable vision à long terme.


La (R)évolution est ne marche...

Créée

le 28 mai 2026

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